La FOGUES Family en expĂ©dition au KENYA🇰đŸ‡Ș

On les avait prĂ©parĂ©s Ă  l’Afrique en les emmenant dans la brousse SĂ©nĂ©galaise en 2010….
On avait le projet de leur faire faire un grand safari photos quelques annĂ©es plus tard…..
Mais l’appel de la Savane a Ă©tĂ© le plus fort et l’Ă©chĂ©ance a largement Ă©tĂ© devancĂ©e !!!!
Tant pis pour notre pĂšlerinage estival annuel dans les alpages, il aura Ă©tĂ© sacrifiĂ© sur l’autel du besoin viscĂ©ral d’aventures de notre Cher PhilĂ©as 😀 !
Décision non-négociable et irrévocable : cet été la FOGUES Family met les voiles, direction le KENYA !!!!!!!
 
On a attendu avant de l’annoncer Ă  Estelle et Anthony. D’ailleurs, on a testĂ© leurs rĂ©actions en les emmenant voir le film de Disney “FĂ©lins” qui se dĂ©roule justement dans un des endroits oĂč on devait aller pendant notre circuit.
 
En sortant de la sĂ©ance, les rĂ©actions Ă©taient curieusement trĂšs mitigĂ©es. Mais on leur a enfin dit qu’en juillet on partait tous les 4 faire un grand voyage en Afrique, au KĂ©nya cette fois.
Estelle n’Ă©tait pas du tout enchantĂ©e, c’est le moins qu’on puisse dire…. L’Afrique et elle, ce n’est dĂ©finitivement pas le grand amour….
En revanche Anthony, si on met de cĂŽtĂ© le “problĂšme” de la durĂ©e du voyage en avion, il a hurlĂ© de joie quand on lui a annoncĂ©, c’est rien de le dire !!!
 

<< – (Anthony) OUUUUUAIIIIIIIS !!!!!!!!!!! Trop gĂ©nial !!!!!!!!!! Mais au fait Maman, l’avion ça durera aussi longtemps que pour aller au SĂ©nĂ©gal ?
– ouh lĂ , non, ça va ĂȘtre au moins 2 fois plus long !!!!
(Anthony) oh purĂ©e noooon pitiĂ©…
– ne t’inquiĂšte pas mon chĂ©ri, Papa a pensĂ© Ă  tout : il a pris les vols de nuit, comme ça tu dormiras et tu ne verras pas le temps passer.
(Anthony) aaaaaah OUF, merci !
(Estelle) tu parles, ça va ĂȘtre l’enfer, lĂ -bas on va dormir sous des tentes, on va se faire bouffer par les bestioles et je vais encore crever de faim pendant 10 jours….. Au secours !!!!!!
– rassures-toi ma chĂ©rie, Papa a pensĂ© Ă  toi aussi : on termine le voyage par 3 jours Ă  la plage au bord de l’ocĂ©an Indien dans un hĂŽtel “normal” avec clim, moustiquaires, piscine gĂ©ante et buffets Ă  volontĂ©…..
(Estelle) YYYYEEEEES, merci Papa !!!! >>

Estelle et Anthony ont mis les pieds dans l’hĂ©misphĂšre sud pour la premiĂšre fois de leur vie et ont donc aussi goutĂ© aux joies (hum hum) des longs voyages en avion avec escales Ă  rĂ©pĂ©tition……
La prochaine Ă©tape pour notre futur projet de trip familial : savourer le bonheur des effets du dĂ©calage horaire sur l’organisme…. mais ce sera une autre histoire 😉 !…

Bon……. et ma propre rĂ©action dans tout ça…….. comment dire…… fidĂšle Ă  moi-mĂȘme et mes peurs irrationnelles de tout…..

– une fois le “choc” encaissĂ© de l’annonce prĂ©cipitĂ©e de ce voyage “imprĂ©vu” ,
– une fois digĂ©rĂ©e le fait qu’il allait falloir me (re)plonger dans la logistique de la prĂ©paration du voyage (je DÉTESTE faire, dĂ©faire, refaire les valises !)
– une fois l’angoisse “maĂźtrisĂ©e” aprĂšs avoir appris qu’il y avait eu Ă  nouveau des attentats meurtriers en mai puis en juin (et au moment oĂč j’Ă©cris ces lignes (fin aoĂ»t), des Ă©meutes ravagent Mombasa…. On est passĂ© entre les mailles du filets….)
– une fois que je me suis faite Ă  l’idĂ©e qu’il allait falloir dormir dans des tentes cernĂ©es par les animaux sauvages AAAARRRGHHHHH 😁 !

BREF une fois toutes ces Ă©tapes passĂ©es, l’envie de dĂ©couvrir un nouveau pays a Ă©tĂ© la plus forte…. Surtout qu’au programme des rĂ©jouissances Ă©taient prĂ©vues une nuit et une journĂ©e au pied du KILIMANDJARO : la perspective de rĂ©aliser l’un de mes rĂȘves m’a dĂ©finitivement convaincue 😉 !!!!

Au final, PhilĂ©as a choisi un circuit couvrant quasiment tout l’extrĂȘme sud du pays, avec un dĂ©part spĂ©cial grandes migrations en 4×4mi-juillet pour pouvoir observer les immenses troupeaux de gnous et de gazelles en provenance du Serengeti en Tanzanie.

Le programme du voyage présentait le circuit ainsi :
<< Ce safari au cƓur de trois rĂ©serves les plus cĂ©lĂšbres, oĂč se concentre l’essentiel de la faune du pays, est idĂ©al pour une premiĂšre approche du KĂ©nya. Suivi d’un sĂ©jour sur la cĂŽte, il allie dĂ©couverte de la vie sauvage et farniente sur les bords de l’ocĂ©an Indien. Le juste Ă©quilibre ! >>

Parfait….. sur le papier……

Sauf que…… sauf que…….il y a eu trois gros bugs……

1°) On n’a pas eu le 4×4 Ă  6 places rĂ©servĂ© mais le minibus dĂ©capotable classique :

erreur du tour operator…. qui nous a bien sĂ»r remboursĂ©s le 4×4 initialement prĂ©vu dĂšs notre retour en France ! Et qui, pour se faire pardonner de la bĂ©vue signalĂ©e sur place, nous a offert une soirĂ©e au “champagne” (un vulgaire pĂ©tillant sudafricain 😅 !), nous a surclassĂ© la chambre dans l’hĂŽtel au bord de l’ocĂ©an, et nous a offert une bouteille de vrai champagne une fois rentrĂ©s Ă  la maison…. Et on ne s’Ă©tait plaint de rien en plus, on avait juste signalĂ© qu’on aurait normalement dĂ» avoir un 4×4  ! Qu’est-ce que ça aurait Ă©tĂ© si on avait fait un scandale ? Ils nous auraient payĂ© un autre voyage peut-ĂȘtre 😁 ?!?!

2°) Le comble de tout c’est que la fameuse gigantesque migration des troupeaux n’arrive dans le MasaĂŻ Mara que dĂ©but aoĂ»t au mieux !!!! Donc on n’a rien vu de ce phĂ©nomĂšne annuel unique !!!!!!
Autant dire que l’objectif a foirĂ© !!!!!!!

3°) Pendant les 5 jours de safaris, nous n’avons jamais eu de logement familial pour quatre. Il a fallu faire tente/lodge Ă  part 2 par 2, sachant qu’il Ă©tait inenvisageable de laisser Estelle et Anthony dormir seuls dans une tente loin de la nĂŽtre. Et ça, ça m’a bien gonflĂ© ! On s’est donc partagĂ© les marsupilamis…

Mais les impondĂ©rables, on a l’habitude 😁 !!!!! Et ceci dit, il n’en reste pas moins que ce voyage s’est bien passĂ©, nous avons bien profitĂ© de notre aventure-dĂ©couverte.
D’autant que le groupe s’est limitĂ© Ă  nous 4 et deux femmes Suisses, ça c’Ă©tait chouette…
Nous avons vu une multitude de choses surprenantes, inattendues, magnifiques, incroyables. Nous en avons pris plein les mirettes et nous sommes revenus avec des souvenirs indĂ©lĂ©biles plein la tĂȘte.

Évidemment, nous avons observĂ© beaucoup beaucoup beaucoup d’animaux dans leur milieu naturel. C’Ă©tait quand mĂȘme le thĂšme du voyage…

 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

Des fameux “Big Five” (Buffle / ElĂ©phant / RhinocĂ©ros / Lion / LĂ©opard), nous avons eu la chance de pouvoir en croiser TROIS lors de nos diffĂ©rents safaris :
– les Ă©lĂ©phants (ça, c’est pas ce qu’il manque Ă  vrai dire !!!!!),

– les buffles (moins faciles Ă  dĂ©busquer bizarrement)

– et les lions (carrĂ©ment inespĂ©rĂ©s) !
La cerise sur le gĂąteau a Ă©tĂ© lorsque nous avons assistĂ© aux Ă©bats de deux couples de lions, c’Ă©tait totalement surrĂ©aliste. Nous avons frĂ©mi de peur en l’entendant rugir de plaisir 😆 !!!!

Autre moment rare et plein d’Ă©motion : l’approche d’une maman GuĂ©pard avec sa portĂ©e de bĂ©bĂ©s. Les guĂ©pards ne font peut-ĂȘtre pas partie des Big Five, mais il n’en reste pas moins que les observer de si prĂšs a Ă©tĂ© l’un des moments les plus magiques du voyage

 

En revanche, nous avons subi le froid (pour ne pas dire souffert), chose Ă  laquelle nous ne nous attendions pas Ă  ce point franchement ! MĂȘme si le KĂ©nya est perchĂ© sur les hauts plateaux du Rift, on est quand mĂȘme en Afrique juste en dessous de l’Ă©quateur… MalgrĂ© ça, juillet est le mois le moins chaud de l’annĂ©e, et on l’a bien senti, surtout le matin, le soir et la nuit !!!!!
Le pire a Ă©tĂ© dans le MasaĂŻ Mara (culminant Ă  2000m d’altitude) oĂč on n’a pas souvent quittĂ© nos gilets, et si on avait su, on aurait prĂ©vu des polaires plus Ă©paisses….
La nuit, c’Ă©tait carrĂ©ment Ă  la limite du supportable, malgrĂ© les couvertures et les bouillottes (une grande dĂ©couverte pour Anthony la bouillotte !!!!) qui nous Ă©taient mises dans les lits chaque soir. Faut dire que sous la tente, l’isolation thermique est inexistante….

La deuxiÚme nuit, Anthony a dormi avec, par-dessus son pyjama à manches longues, un pantalon et un gilet, des chaussettes, je lui ai rajouté ma bouillotte et une couverture !!!! Il était bleu le pauvre !!!!
Ah ça, pour leur deuxiĂšme voyage en Afrique, ils ne pourront pas dire qu’ils ont crevĂ© de chaud cette fois-ci !!!!!

Nous avons donc dormi dans des grandes tentes pendant 3 nuits : c’Ă©tait dĂ©routant mais le style trĂšs OUT OF AFRICA Ă©tait gĂ©nial. Il y avait de l’eau chaude et de l’Ă©lectricitĂ© jusqu’Ă  22h, aprĂšs c’Ă©tait l’extinction des feux jusqu’au lendemain entre 5 et 6h du matin. Dans l’intervalle, tout s’est fait Ă  la lampe frontale et aux lampes torches (les bougies, on a prĂ©fĂ©rĂ© ne pas tester sous les tentes !!!!!).
Les tentes au MasaĂŻ Mara Ă©taient plutĂŽt style “militaire” et rectangulaires. Le campement Ă©tait protĂ©gĂ© par une clĂŽture Ă©lectrifiĂ©e pour tenir Ă©loignĂ©s les gros animaux plus ou moins dangereux, mais des gazelles et des singes vivaient en totale libertĂ© au sein mĂȘme du campement. La cohabitation a Ă©tĂ© surprenante….. et pleine d’enseignements pour Estelle et Anthony pour qui la vie sexuelle des gazelles n’a plus aucun secret  😄 !!!!!

Les tentes Ă  Tsavo Ouest Ă©taient de forme circulaire, plus style “savane” avec un toit de paille rajoutĂ© au-dessus de la tente elle-mĂȘme.

Dans ce campement-lĂ , en revanche, aucune clĂŽture, et situĂ© au bord d’un marigot avec crocodiles s’il vous plaĂźt!!! Donc des animaux beaucoup moins inoffensifs allaient et venaient au grĂ© de leurs envies !!!!!
Anthony a voulu aller dire bonjour aux phacochĂšres…. On a rĂ©ussi Ă  l’en dissuader….
Le soir, une fois au lit, dans notre case (Anthony et moi), on entendait les chauves-souris accrochĂ©es sous le toit de paille faire caca, et leurs crottes tombaient et roulaient sur le toit en toile de la tente en faisant un bruit trĂšs caractĂ©ristique : on a bien rigolĂ© avec cet Ă©pisode de la vie sauvage des bĂȘtes !!!!
Du cĂŽtĂ© de la case d’Estelle, PhilĂ©as a entendu une bĂȘte se frotter contre la toile de tente durant la nuit, mais il a eu la flegme (ou la trouille ?) de se lever pour aller voir ce que c’Ă©tait. Dommage, on aurait bien aimĂ© savoir 😉 !
D’autant qu’on a lu le tĂ©moignage d’une femme qui racontait qu’une nuit, elle voulait savoir ce qui pouvait bien faire bouger la tente et quand elle a soulevĂ© la “toile-volet”, elle s’est rendu compte que c’Ă©tait un Ă©lĂ©phant qui se grattait la tĂȘte contre la tente !!!!
D’ailleurs, il Ă©tait formellement interdit de circuler seul en dehors des tentes dĂšs que le jour commençait Ă  tomber…. Il y avait un bouton d’appel Ă  l’entrĂ©e de la tente pour qu’un ranger vienne nous chercher et nous escorte jusqu’aux “parties communes” du lieu (resto, bar, rĂ©ception, etc).

Comme il n’y avait pas d’Ă©lectricitĂ© aprĂšs 22h, le bouton “security” ne fonctionnait plus, et du coup en cas de problĂšme, il fallait appeler au secours au moyen d’un sifflet posĂ© sur la table de chevet de chaque tente !

C’est dans ce campement-ci qu’Estelle nous a fait une belle crise de panique, submergĂ©e par ses apprĂ©hensions…. Pourtant c’est ici aussi qu’il y avait une superbe piscine Ă  dĂ©bordements oĂč les animaux venaient nous observer barboter en mĂȘme temps qu’on les observait depuis nos transats ! C’est le seul endroit oĂč PhilĂ©as serait bien restĂ© plus longtemps, et reviendrait bien y passer une semaine. Sauf que c’est vraiment isolĂ© comme endroit, et que, renseignements pris, on n’y va pas comme ça par ses propres moyens aussi facilement…

Finalement, j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© d’ĂȘtre rĂ©veillĂ©e aux aurores par le chant mĂ©lodieux des oiseaux, d’entendre le raffut de tous les animaux la nuit, les observer tout autour de la tente alors qu’on y Ă©tait. C’est une expĂ©rience unique qui vaut la peine d’ĂȘtre vĂ©cue. D’ailleurs, curieusement j’ai largement prĂ©fĂ©rĂ© les nuits sous tente (mĂȘme si je frĂ©missais Ă  l’idĂ©e de me retrouver nez-Ă -nez avec une bestiole !!!) Ă  la seule nuit dans l’un des innombrables lodges “en dur” qui pullulent au KĂ©nya (de vĂ©ritables usines Ă  touristes), ou bien carrĂ©ment les nuits Ă  l’hĂŽtel au bord de l’ocĂ©an (lĂ , rien de dĂ©paysant franchement…Ă  part qu’il y a beaucoup d’amĂ©ricains !).

Le sĂ©jour dans la rĂ©gion du MasaĂŻ Mara a Ă©tĂ© l’occasion de visiter un village traditionnel MasaĂŻ. Cette excursion a Ă©tĂ© une aventure Ă  elle seule !!!

Nous avons eu droit Ă  l’explication par le menu (but in english… et un english trĂšs approximatif !) du mode de vie masaĂŻ.
Leur village est circulaire et composĂ© de cases construites en torchis (mĂ©lange de terre, de paille et de bouse de vache, d’une durĂ©e de vie d’environ 6-7 ans) au milieu desquelles se trouve la “place” oĂč sont regroupĂ©s leurs troupeaux de bĂ©tails chaque soir. C’Ă©tait farci de bouses par terre, on slalomait pour ne pas se tartiner les godasses. Et bien sĂ»r, qui dit bouse, dit…. mouches : c’Ă©tait envahi….

Nous avons visitĂ© l’intĂ©rieur d’une case : c’Ă©tait sombre et glauque… On n’y voyait rien du tout, Estelle et Anthony flippaient, et moi je prenais des photos Ă  l’aveugle avec le flash pour Ă©clairer ce lugubre et exigu espace. Petit moment de malaise….

 

Pour se protĂ©ger de la faune sauvage, le village est entiĂšrement clĂŽturĂ© mais il y a autant d’entrĂ©es au village que de chefs de famille y vivant.
La position de chaque case est trĂšs codifiĂ©e : Ă  la gauche de chaque entrĂ©e se trouve la case d’un chef de famille et Ă  la droite c’est la place de la case de sa premiĂšre Ă©pouse. Puis Ă  la droite de celle-ci, il y a la case de la deuxiĂšme Ă©pouse (dont la construction est financĂ©e par la premiĂšre !), et ainsi de suite

Question mariage justement, c’est lors de la danse si caractĂ©ristique des MasaĂŻ que les unions se dĂ©cident. C’est celui qui sautera le plus haut qui aura le privilĂšge de choisir en premier sa future Ă©pouse. Évidemment les touristes mĂąles sont initiĂ©s Ă  cette danse rituelle, et Ă  ce petit jeu, PhilĂ©as n’a pas dĂ©mĂ©ritĂ© du tout !!!! Il a sautĂ© trĂšs haut : OUF l’honneur est sauf, et moi je peux respirer, je ne resterai pas lĂ -bas 😅 !!!!!

Toujours dans le domaine des traditions, les femmes MasaĂŻ chantent et dansent en tenues trĂšs colorĂ©es Ă©galement. Évidemment, je n’ai pas pu Ă©chapper au grand moment de solitude qui attendait les touristes femelles lorsqu’il a fallu les rejoindre 😁…… Estelle s’est dĂ©gonflĂ©e, moi non !

Les MasaĂŻ se nourrissent presque exclusivement du lait et du sang (!!!) de leur bĂ©tail ; Ă  de rares occasions ils mangent de la viande et parfois une bouillie de cĂ©rĂ©ales. Aucun fruit, aucun lĂ©gume. D’abord parce qu’ils n’aiment pas ça, mais surtout parce que rien ne pousse sur les terres oĂč ils vivent…
<< – Aaaaaaah ! Tu vois Maman qu’on peut parfaitement vivre sans manger 5 fruits et lĂ©gumes par jour ! 
– parfait alors ! On te laisse ici, tu vivras avec eux ? 
– euuuuh, non, je prĂ©fĂšre rester collĂ©e Ă  ma mĂšre comme la moule Ă  son rocher, et manger une compote pomme/fraise tous les soirs 😁…….. >>

Durant la visite, il y a eu aussi deux petits ateliers d’apprentissage :
→ Ă©mettre le moindre son en soufflant dans une corne de kobe (une sorte d’antilope) : mission im-po-ssi-ble !!!

→ comment faire du feu avec simplement un bĂąton et une planchette de bois. LĂ , Estelle et Anthony se sont crus Ă  Koh Lanta 😃 !!! Mais, plus motivĂ©s que jamais, ils ont eu beau essayer, ils n’y sont pas arrivĂ©s….

 

Alors que les MasaĂŻ, eux, t’allument le feu en quelques secondes Ă  peine !!!! Il faut le voir pour le croire franchement !!! Quand la flamme jaillit subitement au milieu d’un buisson de fumĂ©e, c’est quand mĂȘme assez magique ! Mais pour eux, ça n’a rien d’extraordinaire, c’est juste leur quotidien….

Et pour notre derniÚre soirée chez les Masaï, nous avons eu droit à une démonstration nocturne de la danse des guerriers : petit aperçu en vidéo

Durant la grande journĂ©e de transfert du MasaĂŻ Mara vers Amboseli, nous avons fait une halte repas Ă  Nairobi au (fameux) restaurant Le Carnivore mondialement connu… Ben nous, on n’en avait jamais entendu parler ! Mais l’expĂ©rience Ă©tait incontournable.
Le principe : des brochettes gĂ©antes sont grillĂ©es dans un immense brasier au milieu du resto (les feux de l’enfer), et on mange Ă  volontĂ© des viandes de toutes sortes. Gargantua n’a qu’Ă  bien se tenir !!! Et vĂ©gĂ©tariens s’abstenir….

 

A l’origine, on pouvait y dĂ©guster des viandes exotiques telles que le zĂšbre, l’antilope, la gazelle, le buffle, le phacochĂšre… Mais le braconnage intensif a abouti Ă  l’interdiction de consommer ces viandes, donc…. on n’a rien pu goĂ»ter de tout ça malheureusement.
Nous nous sommes contentĂ©s de nous rĂ©galer avec des grillages de viandes “classiques” ainsi que du crocodile et de l’autruche quand mĂȘme. On connaissait dĂ©jĂ , mais pour Estelle et Anthony c’Ă©tait une grande premiĂšre ! Bon, ils ne garderont pas un souvenir enthousiasmant du crocodile….. mais l’autruche, ils ont bien aimĂ©.

 
Sinon, ma GROSSE dĂ©ception du voyage : en juillet, on voit rarement le KILIMANDJARO car sous la brume et les nuages…... snif snif snif SNIF SNIF……. Et ça, c’est prĂ©cisĂ© nulle part dans les catalogues de voyage !
VoilĂ  tout ce qu’on en a vu pendant quelques minutes Ă  6h30 du matin 😭 ! 

Tout juste perceptible. J’Ă©tais (et je reste) dĂ©goutĂ©e !!!!!
Le comble, c’est qu’on l’a revu depuis l’avion de ligne intĂ©rieure qui nous ramenait Ă  Nairobi au retour. 
VoilĂ , c’est le seul souvenir que je garderai du Kilimandjaro……

Pour terminer les cinq jours de safaris, sur la piste nous ramenant hors du parc de Tsavo Ouest, nous avons fait une halte Ă  Mzima Springs pour une derniĂšre petite excursion qui s’est rĂ©vĂ©lĂ©e -au final- trĂšs chouette.
Je dis -au final- car c’Ă©tait pas gagnĂ© au dĂ©part de l’action !!!!!
Estelle Ă©tait en panique depuis la veille (nuit “terrifiante” pour elle au campement au bord du marigot Ă  croco et au milieu des animaux en libertĂ©), et le but de la visite Ă©tait d’aller explorer les bords d’un point d’eau infestĂ© de crocodiles, d’hippopotames et autres rĂ©jouissances !

Mais on ne risquait rien Ă  priori car nous devions obligatoirement ĂȘtre escortĂ©s par un Ranger armĂ© qui nous faisait office de guide.

J’ai trouvĂ© cette balade trĂšs agrĂ©able et cet endroit merveilleux !

L’eau Ă©tait cristalline, d’un limpiditĂ© incroyable : lĂ  oĂč on pensait qu’il ne devait y avoir que quelques centimĂštres d’eau Ă  peine, en rĂ©alitĂ© la profondeur atteignait jusqu’Ă  3 mĂštres par endroit !
D’ailleurs, on a constatĂ© la profondeur d’un des lacs grĂące Ă  Anthony qui a rĂ©ussi l’exploit de faire tomber ses lunettes de soleil entre les planches d’un ponton passant sur l’eau ! L’espace entre les planches Ă©tait si Ă©troit qu’on se demande encore comment les lunettes ont pu passer Ă  travers : on aurait voulu le faire exprĂšs qu’on n’y serait pas arrivĂ© !
On regardait impuissant les lunettes tomber vers le fond….
Inutile de dire qu’il Ă©tait hors de question que quelqu’un se jette Ă  l’eau pour aller les rĂ©cupĂ©rer, mĂȘme si cet endroit donnait rĂ©ellement envie de se baigner. Étant donnĂ© les habitants des lieux, mieux valait s’abstenir….
Heureusement, l’inimitable systĂšme D africain a encore fait ses preuves : un des gardiens est allĂ© Ă  la pĂȘche aux lunettes de soleil (ils doivent avoir l’habitude de ce genre de petits incidents manifestement) et il nous les a rapportĂ©es intactes ! Elles sentaient juste bon la vase aprĂšs ce petit bain de jouvence…. Mais on a pu repartir, direction la plage.

AprĂšs 5 jours de safaris plutĂŽt physiques (ĂȘtre secouĂ© comme une boule de flippeur Ă  longueur de journĂ©e dans un minibus sur des pistes chaotiques, c’est totalement Ă©puisant…. J’Ă©tais couverte de bleus sur les bras et les jambes. Faut pas avoir de problĂšmes de dos !) mais nĂ©anmoins extraordinaires, nous avons terminĂ© notre expĂ©dition par 3 jours de repos bien mĂ©ritĂ©s au bord de l’ocĂ©an indien.
LĂ , seuls Estelle et Anthony ont dĂ©bordĂ© d’Ă©nergie dans la piscine et sur la plage du matin au soir. Nous, finalement on a fait chaise longue pendant les 3 jours, et on assume 😁 !!!!
L’HĂŽtel se trouvait sur la plage de Diani, soit disant l’une des plus belles plages d’Afrique de l’Est….
Bon, c’est trĂšs subjectif la beautĂ© d’une plage.
Personnellement, je ne suis pas franchement tombée sous le charme
Quand tu te fais harceler par les vendeurs ambulants dĂšs le petit orteil posĂ© sur le sable, quand la plage est couverte d’algues Ă  cause de la marĂ©e, marĂ©e qui t’empĂȘche de faire trempette justement car pas assez d’eau (t’as pied sur plusieurs centaines de mĂštres jusqu’Ă  la barriĂšre de corail), quand t’es obligĂ© de porter des chaussures en plastique pour te baigner Ă  cause des oursins, des poissons pierres, des coraux et autres rĂ©jouissances marines tranchantes/piquantes/urticantes, je n’appelle pas ça une plage paradisiaque 😄…
Mais ce n’est que mon avis et ça n’engage que moi !!!!
En tout cas, je n’y ai mĂȘme pas mis un doigt dans l’ocĂ©an 😉 ! J’ai juste pris les photos.

Bon, OK, le sable Ă©tait plutĂŽt blanc, d’ailleurs on en a ramenĂ© en souvenir comme d’habitude, m’enfin Ă  part ça !!!!!

Et puis la fin de notre formidable voyage est déjà arrivée.
Le retour en France, comme tous les retours de voyage, a Ă©tĂ© pĂ©nible car long. Trois avions, deux escales, et la correspondance Paris-Marseille ratĂ©e aprĂšs avoir couru comme des tarĂ©s dans l’aĂ©roport Ă  6h du mat’ la gueule enfarinĂ©e….. On aurait dit le sprint final de PĂ©kin Express 😅 !!!! Un bon coup d’adrĂ©naline, y’a rien de tel pour te rĂ©veiller en fanfare !!!!! Il a fallu attendre 3 heures de plus pour pouvoir embarquer dans un prochain avion pour Marseille.
Mais dans le sens retour, ce n’Ă©tait pas trop grave finalement. Car Ă  l’aller, on avait bien failli rater la correspondance Ă  l’aĂ©roport d’Amsterdam : chopper l’avion pour Nairobi a Ă©tĂ© rik-rak, on a fait un marathon dans cet aĂ©roport qu’on ne connaissait absolument pas, on s’est pris une suĂ©e pas possible. Heureusement, on a pu embarquer just-in-time ! ça aurait vraiment Ă©tĂ© dommage de foirer ce magnifique voyage que nous avons fait !!!

Pour plus de photos en trois albums distincts, cliquer sur l’image 

MasaĂŻ MaraAmboseliTsavo Ouest et Mzima Springs

 

 

Bon voyage virtuel 😉 !!!

(juillet 2012)

 

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