Voyage jusqu’au bout du monde… đŸ‡ŠđŸ‡· 🌎

 
 


 
L’annĂ©e 2013 restera celle oĂč j’ai suivi mon Homme jusqu’au bout du monde… La tĂȘte Ă  l’envers Ă  l’autre bout de la terre…

 

 

Depuis le temps que nous rĂȘvions de cette destination… l’ARGENTINE !
Nous avons enfin pu découvrir cet immense pays plein de surprises et de contrastes saisissants.

Nous avons rĂ©alisĂ© un circuit intense au rythme soutenu avec prĂšs de 10.000 kms parcourus (en avion et par la route) dans le pays en seulement deux semaines !!! Ce n’Ă©tait pas qu’un road trip mais aussi un sky-by-plane trip !!!

Mais ça valait le coup d’avaler des miles car j’ai vu des choses que je n’avais encore jamais vues. Moi qui aime contempler la nature et ses paysages, j’ai Ă©tĂ© servie : j’en ai pris plein les yeux !!!
Les paysages argentins sont extrĂȘmement lumineux, dĂ©mesurĂ©s, grandioses, spectaculaires, Ă©poustouflants, et d’une diversitĂ© incroyable. L’appareil photo a encore eu du mal Ă  s’en remettre…. Plus de 2 300 photos…. Encore plus que pour notre expĂ©dition en Equateur/Amazonie/Galapagos…. Je suis incorrigible….

Notre pĂ©riple nous a emmenĂ©s jusqu’au trĂšs froid Ă  l’extrĂȘme Sud : UshuaĂŻa en Terre de Feu, la ville du bout du monde au bord du Canal de Beagle, puis en Patagonie dans la rĂ©gion des glaciers descendant des sommets Andins et plongeant dans le lac Argentino.
Nous nous sommes ensuite rĂ©chauffĂ©s en remontant jusqu’au trĂšs chaud tout au Nord du pays : d’abord chaud humide “tropical” aux mythiques chutes d’Iguazu Ă  la frontiĂšre avec le BrĂ©sil et le Paraguay, et ensuite chaud sec “dĂ©sertique” sur les hauteurs des plateaux Andins.
Quant Ă  Buenos Aires, point d’escales central du circuit, le climat y est plus doux et tempĂ©rĂ©.

Tout commence le 25 octobre 2013, jour du dĂ©part, journĂ©e interminable dans les aĂ©roports de Paris puis Barcelone, nous trĂ©pignons d’impatience…

AprĂšs environ 13h de vol depuis Barcelone et la nuit passĂ©e dans l’avion, nous atterrissons enfin Ă  Buenos Aires aux aurores, avec un dĂ©calage horaire de -4h.

Gros soulagement Ă  l’arrivĂ©e : le circuit se fera en compagnie de seulement trois autres couples… C’Ă©tait inespĂ©rĂ©. Aux dires des guides locales successives, c’Ă©tait mĂȘme totalement exceptionnel  -et inexpliquĂ©- car les groupes sont plutĂŽt de 25 personnes habituellement. Je savoure avec dĂ©lectation la chance inouĂŻe que nous avons…

Bien que l’avion atterrisse en avance, nous commençons notre voyage par poireauter longtemps Ă  l’arrivĂ©e car notre vol Ă©tait annoncĂ© par erreur “en retard” Ă  l’aĂ©roport et notre guide a donc pris son temps pour venir nous rĂ©cupĂ©rer au petit matin…
BREF Plus de temps Ă  perdre !!!! Cette premiĂšre guide (une jeune française expatriĂ©e) nous embarque pour une matinĂ©e “visite Ă©clair” de l’essentiel de Buenos Aires, mĂ©galopole de 15 millions d’habitants….sur les 40 millions que compte tout le pays ! Plus d’un gros tiers de la population vit dans la capitale. Cela nous donne une vague idĂ©e du grand vide qui rĂšgne dans le reste de l’immense Argentine…comme nous pourrons le constater par nous-mĂȘme tout au long du voyage !

Comme toutes les trÚs grandes villes, BUENOS AIRES est trÚs hétéroclite, bouillonnante et ne dort jamais.
Notre guide nous a donc fait découvrir :

Le quartier trÚs populaire, trÚs touristique (et trÚs pauvre) de LA BOCA avec ses fameuses maisons (faites de bric et de broc) aux façades bigarrées multicolores.

Mais ce ne sont que des façades justement… La misĂšre de ce bidonville est maquillĂ©e Ă  outrance avec des couleurs chatoyantes attirant des flopĂ©es de touristes dans ses bars/resto/boutiques, tout comme les fleurs savent attirer trĂšs opportunĂ©ment les abeilles butineuses…
Ceci dit, ce lieu est un incontournable de Buenos Aires, mais il faut rester extrĂȘmement vigilant dans cette zone oĂč la sĂ©curitĂ© n’est pas vraiment….comment dire….optimale !

Non loin de lĂ  se trouve La Bombonera, mythique stade de foot oĂč a sĂ©vi le non moins mythique Maradona, l’enfant prodige du pays…

 

 
 
Autre quartier visité, géographiquement voisin mais socialement trÚs éloigné, le quartier chic et bourgeois de SAN TELMO. 
Les antiquaires s’y concentrent, mais rien d’Ă©tonnant quand on constate Ă  quel point ce lieu est figĂ© dans le temps…
 

Ce quartier tĂ©moigne du faste colonial d’antan, Ă  l’Ă©poque oĂč l’Argentine Ă©tait un des pays les plus riches du monde.

La visite des marchés dans les rues, ainsi que des halles de San Telmo, a été un voyage à elle toute seule.

 

 

Le cĂ©lĂšbre “Gran CafĂ© Tortoni“, oĂč nous avons pris notre premier repas argentin, est Ă  l’image de cette belle Ă©poque rĂ©volue. Sauf que pour le dĂ©paysement, faudra repasser… On se serait cru dans une vieille brasserie Parisienne !!!

Et puis bien sûr, il était impensable de découvrir Buenos Aires sans sillonner les quartiers qui constituent EL CENTRO HISTORICO.
Le cƓur de la ville compte de nombreux monuments (dont un obĂ©lisque), le palais prĂ©sidentiel Casa Rosada, la cathĂ©drale, le grand thĂ©Ăątre, des musĂ©es, des jardins, etc etc etc

 

 

 

 

 

 

AprĂšs cette premiĂšre matinĂ©e intense, notre guide dĂ©cide de nous laisser l’aprĂšs-midi libre afin de nous reposer avant le dĂ©part aux aurores du lendemain matin.
Mais malgré la fatigue, nous avons préféré continuer à découvrir la ville, seulement tous les deux cette fois-ci.

Nous voilà donc embarqués dans le métro argentin pour rejoindre le quartier de LA RECOLATA.

Ce coin-lĂ  de la ville est trĂšs “chic” et plus “tranquille”, avec de grands bĂątiments historiques (on se serait cru Ă  Paris une fois de plus), des musĂ©es prestigieux, un magnifique parc avec un marchĂ© artisanal ce jour-lĂ , la prĂ©sence insolite d’une cabine tĂ©lĂ©phonique londonienne, des danseurs de tango dans les rues, et puis surtout un immense cimetiĂšre de personnalitĂ©s Ă  l’instar du PĂšre Lachaise. C’est lĂ  que repose l’emblĂ©matique Eva PERON nĂ©e DUARTE dite EVITA… C’est aussi ici que nous avons failli nous perdre dans le dĂ©dale des innombrables allĂ©es alors qu’on cherchait dĂ©sespĂ©rĂ©ment cette fameuse tombe d’Evita !!!! Un vrai labyrinthe qui nous a lessivĂ©s !!! A notre grande stupĂ©faction, le caveau n’est pas vraiment Ă  la “hauteur” du personnage. Il se situe dans une allĂ©e Ă©troite et il a Ă©tĂ© difficile de s’en approcher pour prendre une photo vu le nombre de personnes plantĂ©es devant.
A certains endroits manifestement dĂ©laissĂ©s et sans entretien, les tombes Ă©taient dĂ©foncĂ©es, on pouvait voir les cercueils dĂ©passer. Charmant…
 

 

 

 

Impressionnante sculpture de 25m de haut, en acier et aluminium, représentant une fleur géante à 6 pétales et 4 pistils.
Sa particularitĂ© est qu’elle s’ouvre le matin et se ferme le soir.

Ce tout premier jour en Argentine fut aussi long que la premiĂšre nuit fut courte….
Lever Ă  4h45 le lendemain matin, avec en prime un bon jetlag dans les dents !!!!!
On prend conscience que ce grand voyage va ĂȘtre tout sauf reposant… Mais tout va bien, on est en vacances et on n’a rien d’autres Ă  faire qu’Ă  se laisser guider et profiter.

DĂ©part pour USHUAÏA en TERRE DE FEU Ă  l’extrĂȘme sud du pays : 2 500 kms parcourus en avion.
Le changement est radical ! D’abord il fait froid. Ensuite, la chose Ă  laquelle je ne m’attendais absolument pas lĂ -bas : UshuaĂŻa est au pied de montagnes enneigĂ©es… Je ne sais pas pourquoi mais je m’imaginais le bout du monde complĂštement plat en bord d’ocĂ©an. Et bien pas du tout, on dirait les PyrĂ©nĂ©es qui plongent dans la mer !!!

 

L’arrivĂ©e au bout du monde a Ă©tĂ© folklorique pour ne pas dire surrĂ©aliste !!! Ce fut le coup d’envoi d’un sketch comique qui a finalement durĂ© pendant tout le voyage et qui a fait mourir de rire tout notre petit groupe jusqu’Ă  la fin.

L’aĂ©roport d’UshuaĂŻa est tout petit, il y a seulement quatre avions par jour. Autant dire que se tromper de groupe de touristes, il faudrait vraiment le faire exprĂšs… Et pourtant, notre nouvelle guide locale (une argentine ce coup-ci, pur jus du terroir) a doutĂ©…. longtemps…. en tournant ses papiers dans tous les sens….et ce malgrĂ© les preuves qu’on lui apportait sur l’identitĂ© de notre groupe…. Le doute l’a envahie Ă  tel point qu’elle voulait s’assurer qu’il n’y avait vraiment plus personne dans la salle de dĂ©barquement. Sauf que la porte vitrĂ©e automatique ne s’ouvre que lorsque les voyageurs sortent, et elle, elle voulait rentrer alors qu’il n’y avait plus de voyageurs. Elle s’obstinait Ă  avancer et reculer devant la porte, Ă  faire des “coucou” de la main vers le dĂ©tecteur de mouvement en haut de la porte vitrĂ©e, espĂ©rant dĂ©clencher l’ouverture…. ça faisait trĂšs camĂ©ra cachĂ©e, les fou rires ont commencĂ© Ă  fuser et Ă  ĂȘtre contagieux !!!!
Au bout de quelques minutes, voyant qu’effectivement il n’y avait plus personne dans l’aĂ©roport Ă  part notre groupe, elle s’adresse Ă  nous un peu rĂ©signĂ©e :
<< Bon, je ne sais pas si vous ĂȘtes mon groupe, mais tant pis, je vais vous prendre quand mĂȘme avec moi. 
– aaaah muchas gracias, trop aimable !!!
– Vous allez Ă  quel hĂŽtel en fait ?
– euh….???…. l’hĂŽtel UshuaĂŻa
– ah bon ? OK, on y va alors, on verra bien parce que je n’ai pas cette information moi. Suivez-moi, le minibus est garĂ© dehors >>
(oui, dehors…. je vois mal comment il aurait pu ĂȘtre garĂ© ailleurs que dehors…)

Il s’est avĂ©rĂ© par la suite que notre guide avait vraiment beaucoup d’humour (Ă  nos dĂ©pens mĂȘme parfois…), elle Ă©tait bien sympathique, mais malgrĂ© ça, on n’a jamais su si cette scĂšne Ă  l’aĂ©roport Ă©tait jouĂ©e ou bien spontanĂ©e !

Nous voilĂ  ENFIN partis de l’aĂ©roport direction UshuaĂŻa, la ville du bout du monde qui compte grosso modo 60000 habitants.
Encore une idĂ©e reçue totalement fausse que j’avais : UshuaĂŻa n’est pas un minuscule village de pĂȘcheurs, mais une vraie ville tellement loin de tout qu’elle est trĂšs bien organisĂ©e et parfaitement autonome. Il vaut mieux….

 

Nous avons trouvĂ© UshuaĂŻa surprenante et un brin dĂ©routante. C’est comme une station de montagne mais au bord de la mer. Les maisons y sont colorĂ©es, aucun “building”, et malgrĂ© le climat il y a de la vie dans les rues Ă  sens unique qui montent et qui descendent (façon San Francisco) jusqu’au port au bord du Canal de Beagle. Le port d’UshuaĂŻa est d’ailleurs trĂšs actif, et c’est notamment de lĂ  que partent tous les bateaux de croisiĂšre et les expĂ©ditions pour l’Antarctique distante de “seulement”  1000 kms.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acte 2 du sketch Ă  notre arrivĂ©e Ă  l’hĂŽtel…
Alors que nous admirions la vue panoramique imprenable d’UshuaĂŻa depuis le parking, notre guide ressort de l’accueil visiblement trĂšs embĂȘtĂ©e et nous annonce sans se dĂ©monter :
<< – Bon, alors, on me dit qu’il n’y a plus de chambres disponibles.
– Comment ça “plus de chambres” ? C’est une blague ? Et notre rĂ©servation alors ?
– Montrez-moi les documents que vous avez parce que je ne sais toujours pas si vous ĂȘtes le groupe que j’attendais. 
– ??????? >>
AprĂšs moultes discussions trĂšs animĂ©es entre la guide et le mec de l’accueil, le soulagement nous envahit tous…. Elle revient vers nous et nous dit :
<< – C’est bon, ils ont trouvĂ© 4 chambres Ă  vous affecter.
– comment ça “ils ont trouvĂ©” ? L’hĂŽtel n’est pas complet alors ?
– Si l’hĂŽtel est complet. Mais on va supposer que votre groupe est bien celui qui a rĂ©servĂ© pour cette nuit. Donc tout est OK, on prend les bagages, on s’installe et ensuite on va manger au restaurant en ville avant de partir en excursion. >>

LĂ  encore, on n’a pas rĂ©ussi Ă  savoir si elle nous a fait marcher pour nous filer un petit coup d’adrĂ©naline ou bien si la situation a Ă©tĂ© rĂ©elle…
Pendant tout cet imbroglio, le temps a subitement tournĂ© et de gros nuages menaçants ont assombri le ciel. On commençait Ă  se geler un tantinet…

Pas de chichis pour la chambre d’hĂŽtel, juste le nĂ©cessaire pour passer une nuit. En revanche, la vue depuis la fenĂȘtre valait le coup d’Ɠil.

 

L’aprĂšs-midi a Ă©tĂ© bien remplie et…..pluvieuse !
Nous avons fait une expĂ©dition au Parc National de la Terre de Feu. L’atmosphĂšre Ă©tait trĂšs Ă©trange avec le temps brumeux, le crachin, le froid et le lieu si particulier. D’ailleurs, s’il n’avait pas fait ce temps, ça aurait moins dĂ©paysant finalement. On se serait cru dans un film fantastique.
Bon, on n’a quand mĂȘme pas fait du camping comme on en a vu !!!! Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, les gens qui vivent lĂ -bas ne se laissent jamais abattre, et comme il fait rarement vraiment beau, ils sortent quelle que soit la mĂ©tĂ©o…

On est allĂ© jusqu’Ă  la boĂźte postale la plus australe de la planĂšte oĂč on peut se faire tamponner le passeport, et oĂč j’ai postĂ© une seule carte postale. Seulement une seule car je craignais que ce soit une arnaque Ă  touristes et que la carte ne parte jamais… Et bien elle est arrivĂ©e en France avant notre propre retour, et surtout bien avant toutes les autres !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

On a atteint la fin de la Route PanamĂ©ricaine, oĂč il y a le dĂ©part pour une balade sur des passerelles (prĂ©servation de la nature… ils sont trĂšs Ă©colo en Terre de Feu). Bien que la pluie se transformait en neige fondue, nous avons quand mĂȘme fait le circuit d’oĂč nous sommes revenus complĂštement frigorifiĂ©s, trempĂ©s comme des soupes, mais enchantĂ©s !!!

 Le “Train du bout du monde” part aussi du Parc National de la Terre de Feu, et emprunte le rail construit par les bagnards au tout dĂ©but du XXĂš siĂšcle.

Au cƓur du Parc, il y a un petit musĂ©e qui explique l’histoire de cette terre reculĂ©e et inhospitaliĂšre. Cette rĂ©gion a Ă©tĂ© baptisĂ©e “Terre de Feu” au dĂ©but du XVIĂš siĂšcle aprĂšs sa dĂ©couverte par Magellan, car les marins apercevaient de la fumĂ©e provenant des cĂŽtes.
A l’origine, c’Ă©tait peuplĂ© par les indiens Yamana. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une seule Yamana, une femme trĂšs ĂągĂ©e qui n’a pas d’enfants. Ce peuple s’Ă©teindra avec elle.
Pour ĂȘtre tout-Ă -fait honnĂȘte, on reste trĂšs perplexe sur cette histoire de Yamana qui vivaient nus la plupart du temps…..avec le froid qui rĂšgne ici…. lĂ©gende ou non ? On a eu beau nous expliquer qu’ils s’enduisaient et se nourrissaient de graisse de phoques et de baleines pour pouvoir rĂ©sister et qu’ils Ă©taient habituĂ©s Ă  de telles tempĂ©ratures….

AprĂšs cette excursion enchanteresse, nous sommes rentrĂ©s Ă  UshuaĂŻa pour aller visiter l’ancien bagne. Alors lĂ , tu comprends mieux toute la signification du mot “bagne” !!!! Une prison glaciale, sans chauffage et saturĂ©e d’humiditĂ©, les bagnards nourris au lance-pierre, pas soignĂ©s, les travaux forcĂ©s… Franchement de quoi le dissuader de transgresser la loi Ă  nouveau si le bagnard en sortait un jour vivant…

Le soir, pour terminer cette grande journĂ©e de dĂ©couvertes, nous avons mangĂ© dans un restaurant typique oĂč nous avons pu notamment dĂ©guster la spĂ©cialitĂ© locale : les crabes et araignĂ©es de mer gĂ©ants. Par prĂ©caution, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© avaler un antihistaminique avant de goĂ»ter ça, de peur de faire une belle rĂ©action allergique comme ça m’Ă©tait dĂ©jĂ  arrivĂ© une fois avec ce genre de bestiole !!!!
Ce jour-lĂ , il y avait des Ă©lections nationales : en Argentine, le vote est obligatoire et la veille et le jour de l’Ă©lection, la vente d’alcool est formellement interdite dans tous les bars/resto et assimilĂ©s !!!! Certains du groupe n’Ă©taient pas trĂšs contents de ne pas pouvoir s’enfiler quelques verres dans le cornet pour se rĂ©chauffer un peu !!!!

Le lendemain matin, une surprise inespĂ©rĂ©e nous attendait dans le ciel : un magnifique soleil dans un beau ciel bleu !!!! Le truc qui n’arrive pas souvent…. Une chance inouĂŻe pour le programme du jour : une mini croisiĂšre en catamaran sur le Canal de Beagle (point de rencontre des ocĂ©ans Pacifique et Atlantique) pour dĂ©couvrir les fjords et les falaises, observer les Ăźles peuplĂ©es de phoques et d’oiseaux, et atteindre le Phare des Éclaireurs.

Seule la colonie des manchots migrateurs n’Ă©tait pas au rendez-vous. Ils n’Ă©taient pas encore arrivĂ©s, la faute au rĂ©chauffement climatique… Mais notre guide s’amusait Ă  nous dire que de toute façon, on aurait peut-ĂȘtre la chance d’en voir quand on irait au Perito Moreno… SacrĂ©e blagueuse qui s’est bien jouĂ©e de notre ignorance de la gĂ©ographie argentine…

 

 

A chaque fois que l’on s’approchait des Ăźles oĂč il y avait des animaux et des oiseaux, l’odeur Ă©tait insoutenable, Ă  vomir….. Les phoques faisaient un bruit de fou, un mĂ©lange improbable entre le cri du chameau et du bouc, quelque chose dans le genre…..

Bien que le froid ait Ă©tĂ© saisissant, cette mini croisiĂšre a Ă©tĂ© absolument gĂ©niale, j’ai adorĂ©. Les paysages qui se reflĂ©taient dans les eaux noires du Canal Ă©taient magnifiques.

De retour sur la terre ferme, nous avons dĂ©ambulĂ© dans l’unique rue marchande dĂ©diĂ©e aux bazars Ă  touristes, avant de lever le camp direction l’aĂ©roport pour partir vers la rĂ©gion des glaciers au pied des Andes. Notre avion a dĂ©collĂ© avec 40 minutes d’avance !!! On n’avait jamais vu ça… Arriver en avance, oui, mais dĂ©coller avant l’heure prĂ©vue, c’Ă©tait une premiĂšre !!!

En tout cas, les paysages vus du ciel Ă©taient spectaculaires, et ont rapidement changĂ© dĂšs qu’on a atteint la Patagonie et ses immenses Ă©tendues de steppe dĂ©sertique (et non pas de “pampa”, expression employĂ©e Ă  tort car la pampa c’est verdoyant en rĂ©alitĂ©) .

 

 
 

 

 

 

 

 

 

AprÚs 600 kms survolés, nous voici arrivés à EL CALAFATE au bord du LAGO ARGENTINO dans le PARC NATIONAL DES GLACIERS.
Heureusement que le lieu est dĂ©sormais desservi par l’avion, car auparavant, l’aĂ©roport le plus proche se situait Ă  plus de 3h de route… Pour juste faire une virĂ©e au PERITO MORENO, ça faisait un peu loin !!!
Depuis que l’aĂ©roport y existe, la population d’El Calafate a explosĂ© pour atteindre aujourd’hui un peu plus de 16000 habitants.
Le tourisme a transformĂ© ce qui n’Ă©tait qu’un gros village il y a encore peu de temps, en un gigantesque chantier de constructions. Les projets immobiliers sortant de terre y pullulent. Peut-ĂȘtre aussi que le fait que l’actuelle PrĂ©sidente de l’Argentine, Cristina Kirchner, ait des attaches Ă  El Calafate a beaucoup contribuĂ© Ă  l’essor de cette ville….

C’est lĂ -bas que nous avons le plus eu la sensation d’ĂȘtre paumĂ© au milieu de nulle part tellement c’est gigantesque, dĂ©sertique et aride. La ville la plus proche est Ă  320 kms !!!
La notion d’immensitĂ© prend tout son sens dans cet endroit oĂč il y a carrĂ©ment des icebergs qui flottent paisiblement sur le lac !!!!

 

 

Une journĂ©e extraordinaire nous attendait le lendemain de notre arrivĂ©e, avec en bonus des conditions mĂ©tĂ©orologiques une fois de plus optimales et rarissimes (grand soleil et surtout AUCUN vent) pour aller admirer le colosse classĂ© au Patrimoine Mondial de l’UNESCO….
L’imposant PERITO MORENO, glacier taille XXL : 15 kms de long, haut de 60 mĂštres au niveau du lac oĂč il s’Ă©tend sur plus de 4 kms… C’est l’un des rares Ă  se situer en bordure d’une zone boisĂ©e et Ă  ĂȘtre observable d’aussi prĂȘt et Ă  aussi basse altitude (500 mĂštres Ă  son extrĂ©mitĂ© plongeant dans l’eau du Lago Argentino).

C’est un glacier en perpĂ©tuel mouvement (il avance jusqu’Ă  deux mĂštres par jour), ce qui fait qu’il offre Ă  ses visiteurs un spectacle Ă©poustouflant devant lequel on pourrait y passer des heures tellement il est fascinant Ă  observer et Ă  Ă©couter…
La visite du site a commencĂ© par une approche en bateau…. A quelques mĂštres du gĂ©ant de glace, on prend subitement conscience des dimensions du monstre… Et puis on frĂ©mit dĂšs qu’on l’entend : les bruits sont impressionnants, malheureusement on n’a pas rĂ©ussi Ă  capter en vidĂ©o car c’est imprĂ©visible. Les craquements sont phĂ©nomĂ©naux et indescriptibles, on dirait des explosions et parfois ça fait comme des coups de feu ; ça devient carrĂ©ment flippant quand, en plus de ça, une partie de la paroi s’effondre en gĂ©nĂ©rant une vague Ă©norme !!!! Et moi, je n’avais pas du tout envie de faire du surf avec l’embarcation !!!!!

Le reste de la visite se fait à pied, car le site est trÚs bien agencé : il y a plusieurs kms de passerelles, avec différents parcours pour différents niveaux de difficultés. Nous avons pique-niqué pendant cette randonnée, en admiration devant le gros glaçon !!!!
Mon seul regret : ne pas avoir rĂ©ussi Ă  restituer en photo la beautĂ© du lieu… La luminositĂ© est telle lĂ -bas (comme ailleurs en Argentine d’ailleurs) que le rendu est fade, et ce malgrĂ© l’utilisation d’un filtre spĂ©cial Ă  certains moments…
Autre petit “regret” : ne pas avoir vu de manchots….et pour cause !!!! La guide d’UshuaĂŻa nous avait “rĂ©confortĂ©s” de l’absence des manchots migrateurs en nous faisant croire qu’il en existait une colonie endĂ©mique au Perito Moreno… Sauf qu’on ne savait pas encore qu’il n’existe AUCUN manchots lĂ -bas…. Les manchots ne vivent pas au bord des lacs mais au bord de la mer…. On est tous tombĂ© dans le panneau car on ne savait pas encore que le glacier ne se jette absolument pas dans l’ocĂ©an !!!!

 

Sur le chemin du retour vers El Calafate, nous nous sommes arrĂȘtĂ©s au MusĂ©e du Glaciarium oĂč il y avait aussi un GlacioBar… Attrape-touriste oĂč on est accoutrĂ© avec une tenue trĂšs seyante et pas ridicule du tout, avant de descendre dans une salle frigorifique Ă  -8°C (au dĂ©part de l’action…) avec de la musique Ă  fond, des spotslights, et openbar oĂč un rastarocket sert les boissons dans des verres Ă©phĂ©mĂšres en glace… La tempĂ©rature est rapidement montĂ©e !!!

 

 

 

Le lendemain, nous avions une matinĂ©e libre avant de reprendre l’avion pour Buenos Aires.
Nous avons donc profité du beau temps pour aller visiter El Calafate (et toujours son unique rue commerçante), et explorer les rivages du Lago Argentino.
Il y a donc des icebergs sur ce lac, mais aussi des flamands roses ! On ne s’attendait pas Ă  en voir lĂ -bas. En fait, c’est une rĂ©gion de transit pour les oiseaux migrateurs.

 

L’aprĂšs-midi, nous avons donc repris l’avion, direction Buenos Aires Ă  2000 kms de lĂ .
Au programme de cette nouvelle escale dans la capitale : soirĂ©e TANGO argentin lors d’un dĂźner spectacle avec dĂ©gustation de vins !!! Sur le papier, ça s’annonçait ĂȘtre une soirĂ©e gĂ©niale…
Dans ce resto, il y avait la clim au maximum, impossible Ă  faire baisser, c’Ă©tait insupportable (quelques malades le lendemain…).
La musique Ă©tait tellement forte que c’est rapidement devenu un supplice pour les oreilles. Je ne parle pas du style musical car les goĂ»ts et les couleurs….
Et puis surtout, je me faisais une joie de voir en vrai des danseuses de tango professionnelles, mais j’ai Ă©tĂ© trĂšs déçue par cette dĂ©monstration de la danse emblĂ©matique du pays… On va dire que les danseuses maĂźtrisaient pas trop mal leur discipline mais elles n’Ă©taient pas du tout gracieuses, elles faisaient juste leur job ; elles Ă©taient habillĂ©es pour la plupart de robes rapiĂ©cĂ©es qui faisaient limite pitiĂ© (bas en rĂ©sille rafistolĂ©s du plus bel effet, escarpins aux laniĂšres maintenues par du sparadrap ou des bouts de ficelle….).

Enfin bref, la soirĂ©e a Ă©tĂ© aussi interminable que la nuit a Ă©tĂ© courte : on est rentrĂ© Ă  l’hĂŽtel Ă  minuit, et il a fallu se lever Ă  4h du matin pour partir Ă  l’aĂ©roport et prendre l’avion qui nous a emmenĂ©s Ă  IGUAZU, Ă  1000 kms plus au nord, Ă  la frontiĂšre avec le BrĂ©sil et le Paraguay.

La fatigue qui commençait Ă  sĂ©rieusement s’accumuler a vite Ă©tĂ© balayĂ©e car voici l’un des moments les plus grandioses de ce voyage : les chutes d’IGUAZU oĂč nous sommes restĂ©s 2 jours.

Elles font partie des plus belles et grandes cascades du monde : 72m de haut en moyenne, 200 chutes sur 3 kms en plein cƓur d’une vĂ©gĂ©tation tropicale luxuriante. Certains les classent mĂȘme parmi les sept merveilles du monde moderne. Merveille, c’est vraiment le mot, et vue du ciel depuis un hĂ©lico, c’est encore plus extraordinaire, grandiose, magnifique, spectaculaire… Les superlatifs me manquent. Je me souviendrai longtemps de ce cadeau d’anniversaire pas commun !!!!!

 

La chance a vraiment Ă©tĂ© avec nous tout au long du voyage, car la veille de notre arrivĂ©e et le lendemain de notre dĂ©part, il a dĂ©lugĂ© Ă  Iguazu…
Le premier jour, nous avons passé la frontiÚre pour explorer le cÎté Brésilien des chutes.
Tout est trĂšs bien agencĂ© lĂ  aussi, avec des passerelles amĂ©nagĂ©es qui permettent de s’approcher au plus prĂšs des cascades, tellement prĂšs qu’on Ă©tait trempĂ©. Mais vue la chaleur, on n’est jamais restĂ© mouillĂ© trĂšs longtemps.
Le cĂŽtĂ© brĂ©silien est situĂ© un peu plus en contrebas des chutes, ce qui permet d’observer le gouffre impressionnant dans lequel se jettent plus de 200 cours d’eau et cascades.

 

 

 

En fin de journĂ©e, sur le chemin du retour, on s’est arrĂȘtĂ© dans un parc ornithologique avec des oiseaux tropicaux de toute beautĂ©. Toutes ces couleurs de plumage, c’Ă©tait superbe.

 

 


 

 

 

 

 

 

Le second jour, nous avons explorĂ© le cĂŽtĂ© Argentin des chutes, principalement situĂ© en haut des falaises d’oĂč se jettent les diffĂ©rents bras du fleuve Iguazu.
LĂ  aussi, le site est amĂ©nagĂ© : 7 kms de passerelles, la plupart surplombant les chutes. De quoi faire une belle randonnĂ©e, et avoir de belles frayeurs. Il ne fallait pas avoir le vertige parfois !!!! J’ai dĂ» prendre sur moi Ă  certains passages…

 

 


On a aussi fait l’expĂ©dition en zodiac qui mĂšne jusqu’au pied d’un des rideaux d’eau des chutes. C’est le truc spĂ©cial touristes Ă  faire si on a envie de se prendre une douche monumentale sous des trombes d’eau d’oĂč on revient trempĂ© jusqu’au slip !!! On a mieux compris aprĂšs coup pourquoi notre guide locale (brĂ©silienne) nous avait demandĂ© de prendre une tenue de rechange…

Pour poursuivre la randonnĂ©e, il a fallu prendre un petit train pour rejoindre la grande passerelle de plus de 2 kms Ă  emprunter pour atteindre la GORGE DU DIABLE juste au-dessus des chutes. LĂ  non plus, je n’ai pas assez de superlatifs en rĂ©serve pour dĂ©crire le spectacle littĂ©ralement hypnotique. Le bruit fracassant des millions de litres d’eau qui se dĂ©versent Ă  chaque seconde Ă©tait assourdissant.

 

 

 

 

Pendant ce sĂ©jour Ă  Iguazu, nous avons pu Ă©galement observer la faune et la flore locale abondante. Et qui dit vĂ©gĂ©tation tropicale dit bestioles en tout genre…. Certains spĂ©cimens de la famille des insectes Ă©taient de belle taille !!!

 

AprĂšs ces deux jours et deux nuits dans une ambiance tropicale trĂšs chaude et trĂšs humide, nous changeons radicalement d’environnement et de climat.
Cap vers le nord-ouest Ă  1100 kms de lĂ , dans les Andes, oĂč rĂšgne un climat trĂšs chaud et trĂšs sec.

Nous atterrissons Ă  SALTA, ville trĂšs Ă©tendue d’environ 580000 habitants Ă  1200 m d’altitude. Nous resterons dans cette rĂ©gion andine durant 4 jours… pour notre plus grand plaisir…
C’est la partie du voyage que j’ai le plus aimĂ© tant les paysages Ă  couper le souffle m’ont subjuguĂ©e. La grande diversitĂ© et la beautĂ© Ă  l’Ă©tat brut de cette nature sauvage de l’altiplano (hauts plateaux andins) m’ont envoutĂ©e.

A notre arrivĂ©e Ă  SALTA, nous dĂ©couvrons (ce qui est rĂ©putĂ©e ĂȘtre) une ville coloniale du XVIĂš siĂšcle. Nous avons fait une visite guidĂ©e Ă  pied durant tout un aprĂšs-midi, c’Ă©tait sympa mais pour ĂȘtre tout-Ă -fait honnĂȘte, nous n’avons rien trouvĂ© de vraiment dĂ©paysant…

 

 

 

 

 

 

 

Il n’y a que lors de l’incontournable virĂ©e dans le marchĂ© municipal, gigantesque hangar aux allĂ©es Ă©troites et grouillantes, riches en couleurs et en odeurs entĂȘtantes, que nous avons vu des bizarreries sortant un peu de l’ordinaire !!!!
Manifestement, les argentins ont des problĂšmes rĂ©currents de tuyauterie…. Mais ce n’est pas vraiment Ă©tonnant quand on sait ce qu’ils mangent !!! La population est saturĂ©e en protĂ©ines et devient de plus en plus obĂšse… le mal du siĂšcle…

 

 

 

 

 

 

 

Un autre point de vue de la ville s’est offert Ă  nous, une vue panoramique sur les hauteurs du CERRO SAN BERNARDO. Il est possible d’y monter par une route sinueuse, en tĂ©lĂ©phĂ©rique, ou bien Ă  pied pour les plus sportifs et courageux… seulement 1070 marches Ă  gravir !!!
La rĂ©compense est au bout de l’ascension, que nous avons faite en mini-bus en ce qui nous concerne.

 

 

 

Dernier petit rĂ©cit Ă  propos de SALTA : nous avons passĂ© une soirĂ©e typique et traditionnelle dans une PEÑA. Il s’agit d’un restaurant oĂč un orchestre joue de la musique folklorique accompagnĂ© de danseurs et danseuses tout aussi folkloriques !!!
C’est confirmĂ© : les argentins adorent l’excĂšs de dĂ©cibels, car une fois de plus le niveau sonore Ă©tait insupportable. Sans compter que les sonoritĂ©s stridentes de certains instruments utilisĂ©s n’ont pas arrangĂ© les choses. On a eu beau demander Ă  plusieurs reprises de baisser le volume ou bien d’Ă©teindre une des enceintes, rien n’y a fait : les argentins veulent devenir sourds !!!
Tout le groupe a Ă©tĂ© pris d’une nouvelle grosse crise de fou rire tellement c’Ă©tait surrĂ©aliste. La guide locale (une autre française expatriĂ©e) ne savait plus oĂč se mettre tellement elle Ă©tait gĂȘnĂ©e (pas par le bruit, mais par notre rĂ©action).
J’ai passĂ© une grande partie de la soirĂ©e Ă  me boucher les oreilles de peur de perdre mes tympans, et j’Ă©tais en apnĂ©e tellement je pleurais de rire. Quelques-uns n’ont pas pu rĂ©sister au supplice, ils sont carrĂ©ment sortis du resto et ont passĂ© le reste de la soirĂ©e dehors sur le trottoir.
Voici 20 secondes de vidĂ©o de l’orchestre. Le niveau sonore n’y est pas du tout restituĂ©. On peut juste apercevoir un danseur Ă  la chorĂ©graphie trĂšs recherchĂ©e et au costume d’un bleu puissant….. Petit indice pour le reconnaĂźtre : c’est le SanKuKaĂŻ qui s’agite aux pieds des musiciens…

Le lendemain a Ă©tĂ© une longue mais superbe journĂ©e oĂč le soleil a continuĂ© Ă  ĂȘtre au rendez-vous pour notre plus grand plaisir.
J’ai Ă©tĂ© fascinĂ©e par les paysages grandioses que nous avons dĂ©couverts tout au long du road trip au travers de la QUEBRADA DE HUMAHUACA. 

 

 

 

 

 

Une “quebrada” c’est une vallĂ©e profonde, comme un canyon en fait.
La Quebrada de Humahuaca est classĂ©e au Patrimoine Mondial de L’HumanitĂ© de l’UNESCO. Et j’ai compris pourquoi dĂšs notre premiĂšre halte au village indien de PURMAMARCA situĂ© au pied de l’incroyable “montagne aux sept couleurs”

Cet arc-en-ciel minĂ©ral est d’autant plus spectaculaire qu’on a eu la chance d’avoir une lumiĂšre de lever de soleil optimale !!!
Nous avons visité ce petit village pittoresque avec son marché artisanal coloré, son église toute blanche à la charpente faite en bois de cactus, et son cimetiÚre orné de fleurs et de rubans multicolores.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons poursuivi notre road trip puis fait une nouvelle halte Ă  TILCARA pour visiter les vestiges d’une forteresse Inca appelĂ©e la PUCARA et entourĂ©e d’immenses cactus en fleurs.

 

 

Nous avons repris la route et continuĂ© l’ascension jusqu’Ă  3000 m d’altitude pour arriver Ă  HUMAHUACA, la ville coloniale qui a donnĂ© son nom Ă  la Quebrada.

LĂ , nous avons fait la pause dĂ©jeuner du midi Ă  la “Peña de Fortunato”. Fortunato est un homme haut en couleur qui a eu plusieurs vies !!! Il Ă©tait instituteur avant de tenir cette auberge trĂšs touristique. Il est par ailleurs un poĂšte publiĂ©, ainsi qu’un musicien/chanteur international.  Avec son groupe de musiciens traditionnels, ils se produisent dans le monde entier. Ils rentraient justement de voyage. On n’en est pas revenu !!!

 

 
L’endroit Ă©tait vraiment dans son jus, il ne fallait pas craindre… Mais c’Ă©tait bien sympathique et l’accueil a Ă©tĂ© trĂšs chaleureux.
Nous avons eu droit Ă  une petite dĂ©monstration musicale, Ă©videmment…

Avant de reprendre la route, nous avons profitĂ© d’une petite balade digestive dans les rues (dĂ©sertĂ©es) de Humahuaca. C’est en gravissant les escaliers qui mĂšnent au Monument de l’IndĂ©pendance que nous avons subitement pris conscience que nous nous trouvions Ă  3000 m d’altitude !!! Nous sommes arrivĂ©s lĂ -haut complĂštement essoufflĂ©s et Ă©puisĂ©s, mais la vue panoramique valait le petit effort…

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route du retour, petit arrĂȘt photo au niveau du Tropique du Capricorne,

 

puis Ă  “La Palette du peintre”, une autre montagne dont les roches sont multicolores (ça n’est pas flagrant sur la photo…).

 

Les deux jours suivants nous promettaient d’en prendre encore plein les yeux, et je n’ai pas Ă©tĂ© déçue du tout !!!! J’ai trouvĂ© les paysages des diffĂ©rentes Quebradas traversĂ©es absolument sublimes, et leurs diversitĂ©s sont stupĂ©fiantes : Ă  chaque col de montagne franchi un nouvel environnement radicalement diffĂ©rent apparaissait. C’Ă©tait Ă  peine croyable. La beautĂ© Ă  couper le souffle de certains endroits me restera gravĂ©e Ă  jamais…

Donc le lendemain nous voilĂ  partis pour un nouveau road trip.

AprĂšs avoir traversĂ© les plantations de tabac de la vallĂ©e de Lerma, nous atteignons la magnifique QUEBRADA DE LAS CONCHAS avec ses formations de grĂšs rouges, et ses faux airs de Grand Canyon AmĂ©ricain. L’altitude de ce haut plateau andin varie entre 1500 et 2000m.

 
En chemin, nous nous sommes arrĂȘtĂ©s pour dĂ©couvrir une curiositĂ© gĂ©ologique et acoustique : EL ANFITEATRO.

 

  
Des musiciens sont installĂ©s lĂ  pour les visiteurs. Et chaque annĂ©e, il y a mĂȘme des concerts de musiques qui y sont donnĂ©s tellement l’acoustique est exceptionnelle.
Une atmosphĂšre Ă©trange et paisible rĂšgne dans ce lieu.

 

Nous reprenons la route, oĂč nous ne croisons pour ainsi dire personne. On se sent trĂšs loin de la civilisation. Les paysages dĂ©filent sous nos yeux Ă©bahis. Plus on avance et plus il fait chaud. Nous faisons quelques arrĂȘts pour mitrailler avec nos appareils photos, on ne sait plus oĂč donner de la tĂȘte. Mon Ă©tat contemplatif est Ă  son paroxysme… Je suis envoĂ»tĂ©e…

 

 

 

 

 

 

 

Progressivement, la vĂ©gĂ©tation refait son apparition en approchant de la ville de CAFAYATE, et pour cause : elle est entourĂ©e de vignobles Ă  perte de vue….. Ă  1660 m d’altitude !

Nous nous y arrĂȘtons d’abord pour visiter une propriĂ©tĂ© viticole et y faire une dĂ©gustation de vins Ă©videmment, et ensuite pour la pause dĂ©jeuner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La balade digestive qui a suivi le repas nous a permis de visiter un peu cette jolie ville, et de nous mĂȘler Ă  la population locale !!!! Dans une petite boutique, un “traquenard” m’attendait….
Alors que PhilĂ©as rentre dans une Ă©picerie d’oĂč on entendait jouer un accordĂ©on, il en ressort soudain prĂ©cipitamment pour venir me chercher sur le trottoir. Il riait bĂȘtement mais je ne me suis mĂ©fiĂ©e de rien…
Pas plus tĂŽt il m’attire dans cette Ă©picerie (trĂšs couleur locale !!!) que je me retrouve dans les bras d’un vieux monsieur qui m’entraĂźne dans une danse endiablĂ©e, et qui me radote dans les oreilles des  << Eres muy linda, muy bonita y bailas muy bien >> trĂšs appuyĂ©s en me dĂ©visageant de trĂšs trĂšs prĂšs tellement il me tenait serrĂ©e contre lui !!!! Et moi qui, pour tenter de calmer ses ardeurs, ne faisait que lui dire  << No entiendo nada, lo siento. Ma que calor aqui !!! >>.
Il n’avait plus beaucoup de dents le bougre, mais il dansait encore trĂšs bien.
Il m’a fallu quelques secondes avant de rĂ©aliser ce qui m’arrivait et surtout constater que tout le monde Ă©tait mort de rire autour de moi…
Et bien je ne me suis pas dĂ©montĂ©e, je me suis prise au jeu et j’ai dansĂ© avec ce monsieur sur la musique jouĂ©e par des musiciens assis sur une banquette dĂ©sossĂ©e de voiture posĂ©e en plein milieu du magasin !!!
PhilĂ©as voulait absolument immortaliser la scĂšne en me filmant mais il riait tellement qu’il ne s’est pas aperçu qu’il n’avait pas appuyĂ© sur le bon bouton pour dĂ©clencher l’enregistrement vidĂ©o. Il Ă©tait dĂ©goĂ»tĂ© quand il s’en est rendu compte, et moi, j’Ă©tais soulagĂ©e…. mĂȘme si le ridicule ne tue pas et que mon moment de “honte” est vite passĂ© pour se transformer en Ă©norme fou rire !!!
Ce bal musette improvisé a vite été contagieux car toutes les femmes du groupe sont passées à tour de rÎle dans les bras du monsieur, qui ne boudait pas son plaisir de peloter à volonté des françaises de passage !!!

Quant Ă  moi, j’ai fini de me ridiculiser toute seule lorsque je me suis adressĂ©e Ă  l’Ă©picier qui se marrait bien derriĂšre son comptoir en regardant la scĂšne improbable qui se jouait dans sa boutique.

Il y avait plein de piments dans des bocaux, et je voulais savoir s’ils Ă©taient tous forts. Sauf que je n’arrivais pas Ă  me faire comprendre et que du coup j’ai joint le geste Ă  la parole. Mal m’en a pris : la guide m’a soudain attrapĂ©e les mains pour stopper mes gesticulations mimiques et m’a dit discrĂštement en faisant diversion  
<<  – Ouh lĂ , surtout ne fais plus jamais ce genre de gestes devant un argentin !!! Sinon il va t’arriver des bricoles… >>
– hein ?
– ce que tu viens de faire comme geste, ici ça veut dire que tu l’invites Ă  aller sous le comptoir avec lui si tu vois ce que je veux dire…. >>
Je suis devenue Ă©carlate, et ce n’est absolument pas parce que j’avais goĂ»tĂ© aux piments !!! Tout le monde riait comme des tordus. L’Ă©picier ricanait avec un air lubrique. Il a fallu qu’on sorte de lĂ  pour reprendre nos esprits et surtout notre agrĂ©able balade dans les rues de Cafayate…

 

 

 

 

 

 

 

AprĂšs toutes ces pĂ©ripĂ©ties, nous avons finalement repris la route…..enfin…. plutĂŽt la piste !

Nouveau changement radical de paysages en atteignant la QUEBRADA DE LAS FLECHAS.
Notre mini-bus a Ă©tĂ© secouĂ© pendant des heures jusqu’au soir sur cette piste de terre blanchĂątre, poussiĂ©reuse et complĂštement gondolĂ©e façon tĂŽle ondulĂ©e. La guide nous a expliquĂ© que cette piste avait Ă©tĂ© dĂ©foncĂ©e par le passage de la course du Dakar, et qu’elle n’avait pas encore Ă©tĂ© refaite.

Cette route aride Ă©tait hallucinante, on se sentait perdu au milieu de nulle part. Dans cette vallĂ©e Calchaquie dĂ©sertique, sous un soleil de plomb et une chaleur accablante, pendant des kms, aucun rĂ©seau tĂ©lĂ©phonique, aucun vĂ©hicule croisĂ© : il ne fallait pas tomber en panne !!! Par moment, ça nous a mĂȘme carrĂ©ment Ă©voquĂ© l’Afghanistan…

De temps en temps, il y avait une Ă©glise au bord de la route, ou un cimetiĂšre bariolĂ© qui tranchait avec la blancheur environnante, mais pas Ăąme qui vive…

 

 

 

 

 

Et puis aprÚs un nouveau col franchi, la verdure et les roches ocre réapparaissent soudain comme par enchantement.

 

 

 

Nous ferons une petit halte au village typique (mais incroyablement dĂ©sert) de MOLINOS. C’est dingue comme il n’y a jamais personne dans les rues…

 


Et pourtant il y a bien de la vie puisqu’il y a des troupeaux dans les prairies… Tout ça nous a beaucoup intriguĂ©s.
La guide nous a finalement expliquĂ© que dans ces rĂ©gions-lĂ , les gens vivent Ă  l’intĂ©rieur, presque cloĂźtrĂ©s chez eux, et ils n’en sortent qu’en cas de nĂ©cessitĂ©s. C’est leur mode de vie.

Ce n’est qu’en fin de journĂ©e que nous sommes ENFIN arrivĂ©s fourbus Ă  CACHI, adorable petit village indien perchĂ© Ă  2200m d’altitude. Les maisons y sont blanches, les rues sont entiĂšrement pavĂ©es, les panneaux dans les rues sont faits en bois de cactus, tout comme le plafond de l’Ă©glise d’ailleurs. Nous avons beaucoup aimĂ© cet endroit, ainsi que l’hĂŽtel (pas spartiate mais presque !!!) dans laquelle nous avons passĂ© la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

On serait bien resté un peu plus longtemps là-bas, mais il fallait déjà repartir le lendemain matin.
Pour redescendre Ă  SALTA, nous avons parcouru un itinĂ©raire diffĂ©rent. Les paysages m’ont une nouvelle fois subjuguĂ©e.

On a traversĂ© le PARC NACIONAL DE LOS CARDONES, une immense plaine recouverte Ă  perte de vue d’une “forĂȘt” de cactus gĂ©ants pouvant atteindre jusqu’Ă  3m de hauteur Ă  l’Ăąge de 250 ans environ. Une paille !

Le lieu est aussi rempli d’Ɠufs de dinosaures datant de plusieurs millions d’annĂ©es et d’autres joyeusetĂ©s palĂ©ontologiques.

 

Au milieu de cette pampa, on roule sur la  RECTA DEL TIN TIN, une  ligne droite de plus de 13 kms. C’est sur ce mĂȘme tracĂ© que passait autrefois la route des incas EL CAMINO DEL INCA qui traversait l’AmĂ©rique du Sud Ă  la fin du XVĂš siĂšcle.

AprĂšs la traversĂ©e de ce lieu vraiment insolite, nous atteignons le dernier col perchĂ© Ă  3457m d’altitude et nous nous y arrĂȘtons pour observer la CUESTA DEL OBISPO, longue route sinueuse qu’il va nous falloir prendre pour descendre par la QUEBRADA DE ESCOIPE.
Tout va bien, j’ai pris de la nautamine….

 

Nous avons dû franchir ce pont métallique à pied car le mini-bus chargé de nos bagages était beaucoup trop lourd si on y restait dedans.
On s’est dĂ©gourdi les jambes, ça ne nous a pas fait de mal !

A la mi-journĂ©e, nous sommes arrivĂ©s dans une estancia datant du XVIIIĂš siĂšcle pour un dĂ©jeuner “asado”, le barbecue party typiquement argentin !!!
Alors lĂ , on s’en est mis plein la lampe !!!! La rĂ©putation de la viande argentine n’est pas du tout exagĂ©rĂ©e. Elle est vraiment excellente.
Le seul problĂšme avec leurs grillades, ce sont les doses gargantuesques prĂ©vues : il faut compter 1 kilo de viande et 2 litres de vin Ă  17°  par personne…. de la folie ! Je suis une vraie carnassiĂšre, mais lĂ , je dois avouer que j’ai rapidement calĂ© devant les montagnes de barbaque….

 

Ce fut l’ultime Ă©tape dans les montagnes….

Il a fallu ensuite partir pour l’aĂ©roport de SALTA oĂč nous avons pris l’avion qui nous a ramenĂ©s Ă  Buenos Aires, Ă  1300 kms de lĂ .
Nous y avons passé la derniÚre nuit du voyage.

Le lendemain, pour notre dernier jour en Argentine, nous sommes allĂ©s Ă  une trentaine de kms de la capitale pour faire une croisiĂšre sur les canaux de TIGRE, ville surnommĂ©e la “Venise de Buenos Aires“.
C’est un lieu trĂšs prisĂ© pour les week-ends des “porteños” (= habitants de Buenos Aires) qui veulent se ressourcer au calme et Ă©chapper au tumulte urbain.
Beaucoup de maisons sont construites sur pilotis pour pallier aux crues fréquentes.
Le seul moyen de se dĂ©placer dans les mĂ©andres de ces canaux, c’est par bateau. Il y a donc tout un systĂšme de transports en commun fluviaux pour ceux qui n’ont pas leur propre bateau.
Il y avait le tournage d’une “tele novelas” argentine (soi-disant) cĂ©lĂ©brissime pendant qu’on se baladait sur les docks. C’Ă©tait marrant Ă  observer.

 

 

 

AprÚs cette croisiÚre reposante et pittoresque, suivie du dernier déjeuner, nous sommes retournés à Buenos Aires et avons conclu ce voyage par la visite du quartier de PUERTO MADERO.

Un tout autre visage de la capitale s’offre Ă  nous : l’ancien port et les docks de briques rouges ont Ă©tĂ© entiĂšrement rĂ©habilitĂ©s pour former ce quartier atypique et touristique, le plus rĂ©cent et accessoirement le plus cher de la ville.

 

Sur les quais, on peut y admirer la majestueuse frégate SARMIENTO, le premier navire-école de la Marine Argentine.
Ce bateau est classé Monument Historique National, et a été transformé en musée.

 

C’est ainsi que s’est achevĂ© notre grand et beau voyage. Le soir nous reprenions l’avion retour.

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EPILOGUE

– J’ai retenu qu’en Argentine, on y parle….argentin et pas l’espagnol “castillan”. C’est encore bien plus flagrant qu’en Équateur.
Cela m’a occasionnĂ© bien des pĂ©ripĂ©ties pour comprendre et me faire comprendre. D’ailleurs, j’aurai dĂ» tilter dĂšs le dĂ©part dans l’avion Ă  l’aller : au moment du repas, les hĂŽtesses proposaient deux choix, et ne sachant pas dĂ©crypter ce que c’Ă©tait que le “pocho”, j’ai pris l’autre plat. Quelle dĂ©ception quand j’ai vu que cet autre plat c’Ă©tait du poisson, et que je me suis rendue compte que le mystĂ©rieux “pocho” Ă©tait en rĂ©alitĂ© du “pollo” (prononcer polio) !!! Car en Argentine, le double LL espagnol ne se prononce pas “llieu” mais “CHE”… Encore fallait-il le savoir !!!! Tout ça nous a bien fait rire, surtout quand on parlait des gauchos et de leurs “cabacho” : les “caballo”, les chevaux quoi !
Et il n’y a pas que des variantes dans la prononciation. Beaucoup de vocabulaire n’est pas du tout le mĂȘme, dans tout ce qui est alimentaire par exemple : pas pratique quand on veut commander quelque chose de prĂ©cis…

– PhilĂ©as a retenu de l’Argentine que l’aspect “Histoire et civilisations” est presque inexistant, ou tout du moins mis entre parenthĂšse pour ne pas dire savamment occultĂ©.
Seules les pĂ©riodes de grandes vagues d’immigrations de la fin du XIXĂš et dĂ©but XXĂš siĂšcle sont “assumĂ©es”.
Le passĂ© colonial, Ă  part d’un point de vue architectural Ă  certains endroits, il faut le chercher.
Quant aux cultures Indiennes du cĂŽtĂ© des Andes, alors lĂ , c’est carrĂ©ment Ă©touffĂ©. Ce n’est que pour le folklore touristique. PhilĂ©as a Ă©tĂ© trĂšs déçu par cet aspect-lĂ …

– Nous avons retenu que l’Argentine est rĂ©ellement LE pays de la viande ! Ce n’est pas un mythe. La gastronomie est presque exclusivement basĂ©e sur la viande, rouge essentiellement. Mais nous avons compris qu’il y a une raison Ă  cela. Ce n’est pas juste une question de goĂ»t, c’est d’abord parce les terres argentines sont pour la plupart stĂ©riles, rien n’y pousse, et donc ils ne disposent que de trĂšs peu de fruits et lĂ©gumes localement. Pour trouver des zones cultivables, il faut s’approcher des rĂ©gions tropicales au nord. Mais c’est largement insuffisant pour nourrir tout le pays, et c’est trĂšs cher. Et comme ce qui est importĂ© est hors de prix…
Du coup, les argentins se gavent de barbaque, Ă  chaque repas, et Ă  des doses massives. Nos estomacs non habituĂ©s Ă  autant d’apports protĂ©iniques n’ont pas supportĂ© bien longtemps. Il n’en reste pas moins que leur super barbecue, les repas “asados”, sont excellents.

Pour aider Ă  digĂ©rer tout ça, couper un peu la faim et booster leur mĂ©tabolisme en carence de fruits et lĂ©gumes, les argentins boivent Ă  longueur de journĂ©e de la “Yerba matĂ©”, l’infusion nationale.
C’est une tisane au goĂ»t prononcĂ©, qu’ils boivent selon un rituel prĂ©cis dans une tasse typique appelĂ©e “matĂ©” (une petite calebasse qui ne doit surtout pas ĂȘtre lavĂ©e) dans laquelle est plongĂ©e une paille mĂ©tallique appelĂ©e “bombilla” (prononcer “bombicha”…) qui filtre l’herbe en aspirant le breuvage. Le rituel se veut convivial car il est d’usage de le dĂ©guster Ă  plusieurs en faisant tourner le “matĂ©”, chacun aspirant une gorgĂ©e et le passant au suivant. Tout bon argentin qui se respect possĂšde au moins un “matĂ©”. Notre guide française de Salta en avait un “format de voyage” qu’elle faisait suivre partout avec un thermos d’eau bouillante. C’est elle qui nous a initiĂ©s Ă  ce rituel.

Trois autres spécialités culinaires sont typiquement argentines :
     .- les “empanadas” : ce sont des petits chaussons faits en pĂąte Ă  pizza, soit cuits au four soit frits (suivant les rĂ©gions), et gĂ©nĂ©ralement farcis de viande de bƓuf (Ă©videmment !). Mais il y en a aussi des farcis au poulet, aux Ă©pinards (trĂšs bons), au maĂŻs (un estouffe chrĂ©tien !!!), au jambon et fromage, ou encore aux oignons, etc etc etc C’est trĂšs bourratif…
     .- l’incontournable “dulce de leche” !!!! Alors ça, c’est une tuerie !!! C’est de la confiture de lait au goĂ»t de caramel. J’ai dĂ» me faire violence pour ne pas m’en gaver pendant tout le voyage, car c’est proposĂ© absolument partout et systĂ©matiquement Ă  chaque repas.
     .- les “alfajores” : c’est LE gĂąteau national (bien qu’il soit d’origine arabe en rĂ©alitĂ©). Il s’agit de deux biscuits ronds collĂ©s l’un contre l’autre soit avec de la confiture, soit avec du chocolat, soit avec du “dulce de leche”. Le tout est enrobĂ© de sucre ou de chocolat fondu. Bref, c’est trĂšs light comme pĂątisserie, juste 1000 calories la bouchĂ©e… Notre prĂ©fĂ©rence : ceux fourrĂ©s au “dulce de leche” et enrobĂ© de chocolat.

POUR CONCLURE…

— Je suis revenue avec la certitude que j’aime vraiment les paysages si grandioses, spectaculaires et variĂ©s de la CordillĂšres des Andes. C’Ă©tait la deuxiĂšme fois que je mettais les pieds dans ce coin du Monde, et je pense que ce ne sera pas la derniĂšre…

— PhilĂ©as est revenu avec la (quasi)certitude que ce n’est finalement pas dans ce pays (qu’il idĂ©alisait) qu’on Ă©migrera un jour…  En dehors de la capitale, c’est dĂ©sert, et c’est Ă©conomiquement beaucoup trop alĂ©atoire. Depuis, il est Ă  la recherche d’un plan B…

— Enfin, nous sommes revenus avec un nouveau record : distance BĂ©ziers/UshuaĂŻa = plus de 12800 kms… Record Ă  battre !!!

C’Ă©tait dĂ©finitivement notre voyage jusqu’au bout du monde

 (octobre/novembre 2013)

 

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Buenos Aires / Tigre
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UshuaĂŻa / Parc National de la Terre de Feu / Canal de Beagle
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PATAGONIE : El Calafate / Lago Argentino / Perito Moreno
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Iguazu (cÎté Brésilien et cÎté Argentin)
https://plus.google.com/photos/109585419039452137952/albums/6143211818648140929?authkey=CJqxkfiZlMiaPA au nord ouest
Salta / les “Quebradas” de la CordillĂšre des Andes

 

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