Tombé ✝️ pour la France 🇫🇷…

Jeudi 26 avril 1917 – Tricot (Oise) – France

Le matricule 12713bis, soldat de 2° classe au 19ème Régiment d’Infanterie Territorial (R.I.T.), succombe à l’hôpital “ambulance” n°222 de Tricot.

 Clap de fin pour ce Poilu qui rejoignit alors tous ses autres compagnons d’armes tombés au combat et inscrits avant lui sur la trop longue liste des Morts pour la France.

 Sa dépouille repose à la Nécropole Nationale de Dompierre (Oise), dans la tombe individuelle n°1081.

 
 
Trois années plus tôt, il avait été rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale du 2 août 1914.
 
D’abord affecté au 10ème Régiment d’Artillerie, il avait été intégré au 49ème R.I.T. en mars 1916, avant d’être transféré au 19ème R.I.T. en janvier 1917. Il fallait alors de la chair à canon pour la grande offensive du Chemin des Dames d’avril qui était en préparation…
 
Voici un extrait des Journaux des Unités (marches et opérations) du 19ème R.I.T.
 
27 février 1917 : […] À Montdidier, à 14 heures, un bombardement soudain commence et ne cesse qu’à 16 heures. […]
 
2 mars 1917 : six obus sont tirés sur la ville entre 7h 1/2 et 8h. Deux soldats de la 7ème Compagnie sont tués, deux autres blessés […]
 
4 mars 1917 : obsèques des deux soldats “Morts pour le France” au cimetière de Montdidier ou le Chef de Bataillon en personne leur adresse un dernier adieu.
[…]
 
14 mars 1917 : bombardement par avions. 3 bombes sur Montdidier.
 
Rares sont les familles qui ne comptent pas parmi ses membres un poilu Mort pour la France. La Grande Guerre fut une effroyable hécatombe, c’est un euphémisme….
 
Encore plus rares sont les occasions où je commémore quoi que ce soit.
Mais en ce dimanche 11 novembre 2018, à l’occasion de la commémoration du centenaire de l’Armistice de 1918, j’ai décidé de faire une exception en accomplissant un devoir de mémoire…
 
 
Le matricule 12713bis, soldat de 2° classe au 19ème R.I.T., est tombé pour la France à l’âge de 46 ans. (L’âge que j’ai aujourd’hui…)
C’était un modeste paysan devenu soldat, parfaitement anonyme parmi tant d’autres sacrifiés.
 
Il était marié et père de quatre enfants, tous devenus Pupilles de la Nation en 1920.
 
Il s’appelait François Aubin ARMAND, né en 1871 dans un petit village du Gard dans le sud de la France.
 
C’était mon arrière-grand-père.
 
Une fois n’étant pas coutume, je souhaitais simplement lui rendre hommage…
 
 
Comme un mauvais scénario qui se répète, son fils aîné, mon grand-père, a été enrôlé durant la Seconde Guerre Mondiale…
Il a été capturé par les Allemands en 1940, fait prisonnier de guerre et envoyé dans les Stalag en Allemagne où il y a croupi jusqu’en 1945. Lui a survécu…
 
Un peu moins d’un an après sa libération, mon père naissait en 1946, avec la première vague des baby-boomers.
 
 
#PlusJamaisDeGuerre
 

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