Les Galápagos ?? : émerveillement ? garanti ! ?

 
 

Il existe sur Terre quelques lieux mythiques nimbés de mystères qui enflamment l’imaginaire.
Des lieux dont la renommée n’est plus à faire mais que l’on ne sait pas localiser précisément sur un globe.
Des lieux qui semblent inaccessibles au commun des mortels.
Des lieux qui évoquent un petit goût de paradis perdu au bout du monde.
Des lieux si uniques qu’il est difficile de s’imaginer à quoi ils peuvent bien ressembler en vrai.

L’archipel des GALÁPAGOS est un endroit comme ça…


Un endroit dont la richesse et la diversité de sa faune (terrestre et marine) et de sa flore (parcimonieuse) sont si extraordinaires qu’il a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un endroit essentiellement peuplé d’animaux et d’oiseaux tellement singuliers qu’ils sont à l’origine de la théorie de l’évolution des espèces de Darwin.
Un endroit où l’être humain n’est pas perçu comme un prédateur par les animaux, à tel point qu’ils n’en ont absolument pas peur et se laissent ainsi approcher d’extrêmement près sans aucun problème !
Un endroit où le peu de végétation et les paysages volcaniques, aux contrastes de couleurs parfois saisissants, sont si particuliers qu’on pourrait se croire sur une autre planète.
Un endroit où la nature brute, primitive peut être d’une telle désolation ou d’une telle beauté qu’on en reste bouche bée.
Un endroit d’une telle splendeur qu’il est surnommé, à juste titre, les îles enchantées

Si on m’avait dit qu’un jour j’irai aux Galápagos, à plus de 10000 kms de chez moi, je n’y aurais pas cru une seconde. Et j’aurais eu tort… Car j’ai eu la chance de voir un lieu hors du commun, l’un des plus incroyables endroits sur Terre. Ce n’était que pour quelques jours seulement et sur quelques îles à peine, mais c’était tellement intense que je ne pourrai jamais oublier cette destination où l’émerveillement est garanti !

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE

L’archipel des Galápagos est une province de l’Équateur (le pays) se situant à un millier de kms à l’Ouest des côtes équatoriennes, à cheval sur l’équateur (la latitude) dans l’océan Pacifique.

Il est devenu ensuite un Parc National, complété plus tard par une vaste Réserve Marine couvrant 133000 km² d’océan et de fonds marins.
Sa superficie terrestre globale est d’environ 8000 km², les terres émergées se répartissant en près d’une vingtaine d’îles (plus ou moins grandes), une quarantaine d’îlots ainsi que d’innombrables récifs et rochers (qui ne portent parfois même pas de nom).

La population locale compte un peu plus de 25200 personnes (source : recensement 2015) vivant sur seulement quatre des îles :  
– San Cristobal avec la capitale provinciale Puerto Baquerizo Moreno,
– Santa Cruz la plus peuplée, centre névralgique des activités économiques et touristiques,
– Isabela la plus grande des îles,
Floreana la moins peuplée.

L’aéroport principal, porte d’entrée aux Galápagos (via Quito ou Guyaquil en Équateur), se partage avec les embarcadères et le dock portuaire la petite île Baltra. Il existe un autre aéroport à côté de la “capitale”.

Une fois sur place, tous les déplacements entre les îles s’effectuent par voie maritime. Les bateaux mouillent au large, puis il faut embarquer dans un canot type zodiac pour pouvoir atteindre la terre ferme. Suivant les conditions de l’île, les débarquements sont alors mouillés (on saute dans l’eau -plutôt fraîche- pour atteindre la plage à pied) ou secs sur un petit ponton aménagé ou carrément sur les rochers.

Il est bon de savoir que l’on ne se déplace ni seul ni au gré de ses envies sur et vers les îles inhabitées ! Dans ce sanctuaire fragile (de plus en plus difficile) à protéger, et surtout de plus en plus victime de son succès, tout y est très réglementé, (hyper bien) organisé, surveillé, contrôlé, minuté, contingenté, soumis à restriction… Et c’est tant mieux ! Inutile donc d’envisager ce long, lointain et onéreux voyage si on ne supporte pas de se plier aux règles strictes et autres consignes drastiques en vigueur en suivant une discipline très “militaire”. Mieux vaut être prévenu…

DES ÎLES UNIQUES DÉFIANT LES LOIS DE LA NATURE…

Plusieurs facteurs font des Galápagos une région unique en son genre, véritable laboratoire de l’évolution du vivant, un écomusée à ciel ouvert perdu au milieu du Pacifique.

Tout d’abord, ces îles “jeunes” n’ont aucun lien géologique avec le continent américain. D’origine purement océaniques, elles sont en réalité les sommets d’une chaîne de volcans sous-marins, dont certains encore actifs.
L’archipel dérive par ailleurs sur ce qu’on appelle un point chaud issu de la convergence de trois plaques tectoniques océaniques : la Nazca, la Cocos et la Pacifique.  
Autant dire que l’ambiance volcanique ne manque pas là-bas !

Ensuite, le plateau sous-marin de l’archipel, situé entre 350 et 900 m sous la surface de l’eau, et entouré d’abysses dépassant les 3000 m de profondeur, se trouve à la confluence de grands flux océaniques. Ainsi les courants froids de Humboldt et de Cromwell y rencontrent le courant chaud de Panama, de quoi créer un véritable bouillon nourricier. Rajoutez à cela l’influence des imprévisibles phénomènes climatiques El Niño et La Niña et vous obtenez l’un des plus riches écosystèmes marins du monde.

Par ailleurs, on pourrait s’attendre à découvrir des paysages tropicaux luxuriants et paradisiaques tels qu’ils en existent communément sous ces latitudes. Mais il n’en est absolument rien ! Et c’est la faute à la météo…
Leur situation géographique génère un climat “équatorial aride” atypique très particulier avec deux saisons : une saison chaude et à peine pluvieuse (mais néanmoins la plus ensoleillée) de décembre à mai, et la “garùa” une saison plus fraîche et sèche (et pourtant nuageuse et brumeuse) de juin à novembre. Pour ce qui est de la baignade, c’est possible à certains endroits, mais autant dire qu’il ne faut pas être frileux !

Enfin, ces îles volcaniques jaillies des eaux étaient vierges de toute forme de vie à leur origine. Et pourtant une faune et une flore y sont apparues et s’y sont développées par le plus grand des mystères. Celles qui ont réussi à survivre dans ce milieu hostile isolé s’y sont adaptées au point d’en devenir endémiques par le plus grand des miracles !
Les scientifiques pensent qu’avant la colonisation humaine, la vie n’a pu apparaître aux Galápagos que de trois façons : organismes vivants emportés par les vents,  flottant sur des morceaux de bois à la dérive, ou transportés par des oiseaux.
Ensuite, il a fallu y survivre. La sélection naturelle a ainsi fait son œuvre. Certaines espèces animales et végétales ont pu/su s’adapter, et chose encore plus étonnante, elles y ont évolué différemment sur chaque île hôte.
Ce phénomène extraordinaire a été constaté et étudié par Charles Darwin en 1835. Il en a élaboré sa célèbre théorie de l’évolution dans son ouvrage “L’origine des espèces par la sélection naturelle” paru quelques années plus tard.

DU MYTHE À LA RÉALITÉ…

Dans l’imaginaire collectif, l’archipel des Galápagos est un lieu mythique au goût de paradis perdu. Mais la réalité est toute autre ! Il ne faut pas s’attendre à débarquer sur des îles tropicales aux eaux chaudes, aux plages de sable blanc et à la végétation luxuriante… Bien au contraire, ces bouts de terres désolées sont inhospitalières.
En effet, il n’y a pratiquement pas d’eau douce et la terre n’y est pas fertile. Dans de telles conditions, la vie humaine est difficile. Et pourtant elle s’y est implantée et y vit (pour et) grâce au tourisme.

97% des îles constituent le Parc National. Seuls les 3% restant sont consacrés aux activités économiques et touristiques, donc “publics” et libres d’accès. Autrement dit, le voyageur qui s’imagine pouvoir découvrir toutes les merveilles des Galápagos en autonomie et à son rythme se met le doigt dans l’œil…
Visiter les différentes îles du Parc sans être accompagné par un Guide naturaliste agréé est impossible.
Par ailleurs, dans un souci de protection de cet écosystème fragilisé par l’afflux touristique (dont le nombre annuel est limité), seules quelques îles et certaines zones bien délimitées sont ouvertes aux petits groupes de visiteurs. Des sentiers balisés ont été aménagés la plupart du temps, et gare à ceux qui s’amuseraient à sortir du parcours ou à ne pas suivre le groupe !
Enfin, les visites se font en journée et sont limitées dans le temps.

… ET POURTANT S’ÉMERVEILLER SUR CES ÎLES ENCHANTÉES…

Jamais on n’avait envisagé spontanément aller aux Galápagos un jour. Mais lorsque l’on s’est décidé à faire notre voyage en Équateur, on s’est dit qu’après tout c’était l’occasion idéale. Et on a bien eu raison de faire cette extension avant de rentrer.
On a fait une croisière de quelques jours à bord du Galápagos Legend, et c’était top ! (pour les personnes concernées, prévoir de quoi soulager le mal des transports pour plusieurs jours… c’était ma première croisière et le mal de mer ne m’a pas quittée…)

Notre bateau : 90 passagers et 70 personnes pour l’équipage au petit soin.
 
Notre circuit a été le suivant : Seymour Norte / Santa Cruz Ouest / Floreana / Española / San Cristobal / Santa Cruz Nord (voir itinéraire en orange sur la carte ci-dessous).
 

La Cabine que nous avons eue était spacieuse et agréable. Les repas étaient copieux et variés. Le personnel naviguant était impeccable.

 

 

 

 

Les journées d’excursions étaient optimisées, bien remplies et extrêmement organisées. Pour les sorties snorkeling, tout le matériel (dont les combi, nécessaires dans ces eaux pas très chaudes) était disponible sur le bateau.
La discipline quasi militaire imposée à tous pouvait surprendre au premier abord. Mais on s’est vite rendu compte que la logistique était redoutablement efficace, ce qui a permis à tout le monde de pouvoir profiter au maximum et de vraiment voir beaucoup de choses.
Le seul point négatif à nos yeux de touristes pas fortiches en langues : lors de notre croisière, les visites ne se faisaient qu’en espagnol ou en anglais car on était moins de 10 personnes francophones à bord, seuil à partir duquel un guide parlant français embarque sur le bateau. Alors autant dire que c’était franchement la galère, en plus d’être frustrant, de passer ses journées à essayer de comprendre le vocabulaire spécifique pour les explications scientifiques pleines de noms d’animaux et de plantes…

Il n’en reste pas moins que la découverte des Galápagos a été pour moi un enchantement qui restera gravé à jamais. La diversité de chaque île visitée est stupéfiante.
Alors qu’à la base je n’étais pas spécialement attirée par la vie de la faune sauvage (autant être honnête), contre toute attente je me suis surprise à être émerveillée telle une enfant face à des animaux et des oiseaux pas farouches qui se laissaient approcher de très près sans aucun problème.

Les deux îles qui m’ont le plus époustouflée avec leur faune abondante sont SEYMOUR NORTE et ESPAÑOLA.
Les trois îles où les paysages et la Nature m’ont le plus coupé le souffle sont SANTA CRUZ, ESPAÑOLA et FLOREANA.

Voici en images ce qu’on peut découvrir et rencontrer sur chaque île visitée…

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BALTRA
 
Baltra est l’île où l’on atterrit puis où l’on est transféré vers les embarcadères.

Dès l’approche aérienne, on prend conscience que les Galápagos ont des paysages qui sortent de l’ordinaire : sauvages et déserts !

 

juste une langue de sable blanc et des rochers volcaniques…

L’aéroport des Galápagos, c’est à vivre !!! On hallucine dès les pieds sur le tarmac… Le dépaysement cueille le voyageur dès sa sortie de l’avion.

 

Une fois toutes les formalités drastiques d’entrée sur le Parc National passées, une navette nous transfère à l’embarcadère où nous attendent les zodiacs chargés de nous emmener au bateau. Là, un charmant comité d’accueil animalier est présent ! Première stupéfaction générale : les animaux n’ont absolument pas peur de l’Homme… Bienvenue au paradis des animaux.

les otaries sont quelque peu envahissantes ? !!! Il y en a partout, et elles monopolisent tout !
première virée en zodiac : on apprend le rituel que l’on va refaire 4 fois par jour ! Une rigueur militaire un peu contraignante au début, mais finalement très efficace et surtout indispensable pour ne pas perdre de temps avec la logistique !
 
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SEYMOUR NORTE
Première île visitée, premier rendez-vous avec la nature sauvage et j’ai été instantanément subjuguée et émerveillée.
Je ne pensais pas qu’on s’approcherait d’aussi près des animaux et des oiseaux, ni qu’on en verrait autant et aussi facilement d’ailleurs. J’étais à mille lieues de m’imaginer que ça pouvait me faire autant d’effet ! C’était incroyable.
J’ai alors compris que j’allais revenir avec des souvenirs indélébiles, impérissables, gravés à jamais…

Seymour Norte est une île basse et sans relief où le débarquement se fait à sec, en prenant soin toutefois d’enjamber les lions de mer (=otaries) qui monopolisent le chemin d’accès et peuplent toute l’île, et en évitant d’écraser les crabes rouges écarlates qui pullulent absolument partout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un sentier rocailleux d’un peu plus de 2 kms traverse l’île et longe la côte rocheuse.
L’île abrite la plus grande colonie de frégates des Galápagos. D’autres colonies d’oiseaux vivent là, comme par exemple des magnifiques fous à pattes bleues qui nichent à même le sol un peu partout (les pattes ne deviennent bleues turquoise qu’à l’âge adulte), des mouettes à queue d’aronde, des pélicans, des tourterelles, des parulines (=fauvettes jaunes).

couple de fous à pattes bleues
fou à pattes bleues nourrissant son oisillon caché sous son aile

 

 

poussin de fou à pattes bleues et sa maman
fou à pattes bleues

 

 

 

 

 

 

instant magique…
poussin frégate dans son nid
 
 
 
 
 
 
 
 
 
frégates mâles
 
 
frégate mâle en pleine période des amours ! et ça se voit !!!
 

 

 

 

frégate femelle

 
 
 
 
 
 
frégates mâles en plein concours de séduction !

Mouette à queue d’aronde
Mouette à queue d’aronde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parade amoureuse de tourterelles des Galápagos
paruline
paruline

 

 

 

 

 

 

 

pélican

 

Sur les rivages et les rochers, on croise les emblématiques (et affreux) iguanes marins (sosies de Godzilla…) qui n’existent qu’aux Galápagos ! Ils passent leur temps à se réchauffer au soleil lorsqu’ils ne sont pas en train de brouter des algues au fond de la mer. Chose qui nous a étonnés : ceux qu’on a vus sont beaucoup plus petits que ce qu’on s’imaginait en regardant les reportages. Peut-être des bébés ? En fait, ceux vivant sur Seymour Norte font partie des plus petits de l’espèce, mesurant tout au plus une cinquantaine de centimètres, queue comprise.

iguane marin (bébé ?)

 

 

 

 

 

 

une manucure s’impose !
GodZilla, sors de ce corps !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils se partagent le territoire avec leurs cousins les iguanes terrestres, aussi laids mais beaucoup plus colorés, et beaucoup plus gros ! Ils sont inoffensifs et herbivores.

Coucou beauté fatale !

 

 

 

 

 

 

 

 
A côté de ces molosses, les petits lézards des laves ne font pas le poids…

 

 

 

 

 
Il y a évidemment des insectes (parfois bien pénibles…) et des araignées.

Et puis bien sûr, les otaries à fourrure et les lions de mers sont nombreux. Il y avait plein de bébés trop mignons. Activité préférée de ces bestioles : dormir !

 

 

énième moment magique !!!

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SANTA CRUZ

Île la plus peuplée, deuxième plus grande de l’archipel, elle en est le centre économique. L’activité touristique y est importante, surtout grâce à la présence de la Station scientifique Charles Darwin  près de la petite ville Puerto Ayora au Sud. Le Siège des Bureaux du Parc National se trouve également là.

 

Nous avons visité deux sites sur Santa Cruz : La Colline du Dragon (Dragon Hill) au Nord-Ouest et la Pointe Carrion (Carrion Point) au Nord.

La Colline du Dragon.

Débarquement à sec, à côté d’une plage qui m’a laissée sans voix. C’est l’un des endroits visités où les paysages m’ont le plus subjuguée Les contrastes de couleurs étaient à couper le souffle. Un gros regret de ne pas avoir du matériel photographique suffisamment pro pour neutraliser la trop grande luminosité ambiante qui régnait et qui affadit toutes les couleurs… Le rendu image est un peu “décevant”, car c’était absolument merveilleux là-bas.

A peine remis de l’émotion visuelle dès le débarquement, nous avons assisté à un moment sensationnel. Les fous à pattes bleues sont ces oiseaux qui plongent tous ensemble en torpille pour pêcher. C’est très impressionnant à voir en vrai, surtout quand on se retrouve au milieu !!! Dès qu’ils ressortent avec le bec plein, les frégates arrivent et les attaquent pour leur voler leurs poissons… car les frégates ne savent pas pêcher (plumage incompatible avec l’eau).

Le site de Dragon Hill est réputé être redevenu le territoire privilégié des iguanes terrestres décimés pendant longtemps par les chèvres, chats et autres chiens (“importés” par les humains) devenus sauvages. Il est vrai que ces reptiles hideux ne manquent là-bas, avec leurs cousins les iguanes marins (variété plus grosse que sur Seymour Norte), mais il n’y a pas que ça à voir.
Avec les incontournables et envahissants crabes rouges (qui ne deviennent rouges qu’à l’âge adulte, avant ça, ils sont noirs), on peut y observer des pélicans, des otaries facétieuses faisant leur aquagym aux côtés d’iguanes marins revenant de leur festin sous-marin.

otarie
non non, ce n’est pas le monstre du LochNess qui était en vacances aux Galápagos !!! Ce n’est qu’un iguane marin qui barbote

Monsieur Pélican attend son heure…
…pour prendre son majestueux envol !

bébé crabe qui deviendra rouge à l’âge adulte
 
iguane terrestre, bien gros !
iguane terrestre, absolument ignoble !

 

 

 

Depuis la plage de l’embarcadère, un sentier traversant une “forêt” aride de grands cactus, d’arbres odorants Palo Santo et de diverses plantes grasses, rejoint des lagunes dont la particularité est l’extrême salinité de leur eau, bien plus salée que l’océan.
On peut parfois y observer des flamants rose, mais il n’y en avait pas lors de notre passage.
On trouve aussi les fameux pinsons de Darwin (espèce endémique différente sur chaque île de l’archipel), des grands hérons bleus, des sauterelles, des oiseaux moqueurs des Galápagos.
Le sentier se poursuit vers la Colline du Dragon (lieu de nidification des iguanes terrestres), au milieu d’une végétation changeante vraiment très particulière, plutôt indescriptible, mais toujours avec des couleurs contrastées presque irréelles.
Bref, j’ai adoré cette randonnée au milieu de cette Nature féérique.

pinson de Darwin
grand héron bleu

 

 

 

oiseau moqueur des Galápagos
cette bestiole est vraiment hideuse ! Heureusement qu’elle est inoffensive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

iguane marin traversant la lagune
iguane marin se réchauffant sur les rochers au bord de la lagune

 

fleur de coton des Galápagos : variété n’existant que sur cette île-là

 

 

 

 

“être au bout du monde”… c’est un peu ce qu’on a ressenti là-bas !

 

 

 

terre rouge et aride : pas d’eau douce sur ces îles, la vie est un véritable mystère (miracle ?) !

Pointe Carrion.

Aucun débarquement possible ici. Située à l’entrée du canal d’Itabaca, cette zone aux eaux turquoise est un endroit magique, idéal pour pratiquer la plongée et le snorkeling.
De nombreuses otaries rejoignent les plongeurs en herbe qui s’émerveillent dans cet aquarium naturel. Les requins à pointe blanche y sont nombreux mais parfaitement inoffensifs. Une multitude de poissons de toute sorte vit là. On peut y voir aussi des raies et des tortues marines.

Je n’ai pas participé à cette sortie aquatique, contrairement à Philéas qui a fait du snorkeling (avec combi) dans ces eaux très fraîches. Dire qu’il en est revenu enchanté et émerveillé est un euphémisme !

aquarium naturel

 

 

 

 

 

requin à point blanche : sensation garantie !
otarie facétieuse

 

 

 

 

 

 

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FLOREANA

Floreana est l’une des îles les plus au Sud de l’archipel des Galápagos. C’est aussi celle qui a été colonisée en premier au début du XIXème siècle. De nos jours, seul le village de Puerto Velasco Ibarra (sur la côte Ouest) est habité par à peine plus d’une centaine de personnes.

Cette île est reconnue pour sa végétation endémique comme la fleur de la passion et le palétuvier à fleurs.

Nous y avons seulement visité la Pointe Cormoran (Cormorant Point).

 

 

Pour atteindre le site, le zodiac passe non loin de la Corona del Diablo (Couronne du Diable), un ancien cône volcanique érodé par les vagues. Le récif corallien qui s’y est développé est l’un des lieux les plus réputés pour le snorkeling et la plongée. D’importantes colonies d’oiseaux marins nichent là également.

 

 

 

 

 

 

Arrivés à la Pointe Cormoran, le débarquement mouillé se fait sur la fameuse plage de sable vert. La raison de cette couleur singulière est la présence de cristaux d’olivine dans la pierre volcanique. Pour être tout-à-fait honnête, il faut vraiment le savoir car ça ne saute pas spontanément aux yeux à priori ! Une fois qu’on le sait, on parvient effectivement à distinguer les nuances, les reflets…

En arrivant vers la plage, on découvre qu’il y a énormément d’otaries ici ! Les lions de mer sont joueurs, mais ils sont avant tout les champions de la sieste…
Le snorkeling se pratique le long des rochers.

 

imperturbables…
il y avait des tortues de mer aussi

 

 

Ce site se caractérise par la présence, au-delà de la plage bordée de palétuviers, d’une immense lagune peuplée par une grande et réputée colonie de flamants rose des Galápagos endémiques. Pas de bol pour nous, toute cette colonie était partie en vacances manifestement, on n’en a pas vu la moindre plume d’un !
Le sentier continue après cette lagune (sans flamant ce jour-là donc…) et rejoint une autre plage de l’autre côté de la Pointe Cormoran. Celle-ci est très différente : plus sauvage, battue par les vagues, faite de sable de coraux blancs. Des tortues de mer vertes viennent y pondre. On peut observer également des raies, des crabes rouges, des grands hérons bleus, des hérons des Galápagos, des Parulines, des lézards des laves, de nombreux oiseaux migrateurs du littoral.

lézard des laves : seule la femelle a cette tâche rouge.
héron des Galápagos
le crabe rouge est un cannibale ! Il dévore ses congénères…
grand héron bleu

on ne le présente plus…

 

 

à fond avec 2 de tension…
paruline s’apprêtant à faire sa toilette…
bloubloubloublou
paruline propre comme un sou neuf !


voilà ce qu’on aurait dû voir dans cette lagune… source photo : http://lasislasdelmundo.blogspot.fr/2014/10/floreana.html
lagune peuplée de flamants rose (normalement…)

 

Leocarpus pinnatifidus : espèce de marguerite endémique à l’île Floreana

 

 

 
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ESPAÑOLA  ? ?

Española est une petite île isolée se situant au Sud-Est de l’archipel.
Elle fait partie des plus anciennes îles des Galápagos (les géologues estiment son âge à près de 4 millions d’années), mais aussi des plus plates et des moins émergées. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un bloc de champs de lave solidifiée d’une soixantaine de km² poussé à la surface de l’océan par l’intense activité volcanique sous-marine (qui, de nos jours, n’existe plus depuis longtemps de ce côté de l’archipel).

Española a été mon plus gros coup de cœur, tant au niveau de la beauté du site qu’au niveau de la faune foisonnante richissime !
Les paysages sont d’une beauté sauvage époustouflante, avec toujours ces contrastes stupéfiants de couleurs entre le sable blanc, les galets anthracites, les rochers volcaniques noirs, le vert de la végétation et des algues, le bleu turquoise de la mer.

Les animaux et les oiseaux pullulent sur cette île tellement isolée que la concentration d’espèces endémiques bat des records.

D’importantes colonies d’oiseaux marins y nichent. La plus réputée est celle des albatros ondulés. Ils sont rares, n’habitent que sur española, et sont observables en nombre (en couple roucoulant ou couvant) surtout entre mai et décembre, période pendant laquelle presque tous les autres albatros de la planète se retrouvent ici pour se reproduire.

Les albatros sont des oiseaux majestueux avec leur long bec jaune, leur tête blanche, leur corps brun et leurs pattes d’un bleu pâle grisâtre. Leur espérance de vie est de 30/40 ans. Ils sont aussi très gros : leur envergure peut atteindre 2,5 m et ils peuvent peser jusqu’à 4 kg. Leur gabarit les handicape quelque peu lorsqu’il s’agit de s’envoler… Ils sont patauds pour se déplacer jusqu’à leur “piste de décollage/atterrissage” d’où ils se mettent à “courir” ailes déployées pour prendre le vent et s’élancer du haut des falaises. Ils planent plus qu’ils ne volent, à grande vitesse, ce qui leur pose des problèmes lors des atterrissages souvent “sportifs” s’apparentant plus à des cascades…

Les albatros sont monogames et chaque couple formé, c’est pour la vie ! La parade amoureuse vaut vraiment le détour. Les amoureux marchent l’un vers l’autre en se dandinant, levant les pattes et balançant exagérément leur tête d’un côté et de l’autre. Les retrouvailles faites, le ballet nuptial peut commencer. Les becs se touchent, se cognent bruyamment, font des cercles l’un autour de l’autre, on dirait qu’ils s’embrassent. Ils se caressent le plumage en poussant des cris sonores. Toujours face à face, les becs claquent sèchement dans l’air. Les caquètements se font de plus en plus intenses et rythment la chorégraphie qui se déroule sous nos yeux ébahis. L’un des deux (la femelle je suppose) finit par se poser au sol cou et tête tendus vers son partenaire qui crie de plus belle, comme s’il hurle son désir ardant ! La parade se répète inlassablement et dure plusieurs jours avant le passage à l’acte.
On a eu la chance inouïe d’assister à ce spectacle incroyable, notamment la scène du flirt et des préliminaires, mais pas celle de la conclusion de l’affaire ?…
 

retrouvailles avant parade nuptiale sonore !!!
ils s’embrassent bruyamment

 

 

il lui crie son désir
atelier couvaison !

 

 

La femelle ne pond qu’un seul œuf par an dans un creux à même le sol, cette espèce ne faisant pas de nid. La couvaison est assurée à tour de rôle par le mâle et la femelle. Les petits ont un duvet laineux beige.

Sur Española, nous avons visité le site de la Pointe Suarez (Suarez Point). Le débarquement s’y fait à sec désormais, sur une plage près d’un petit phare jaune.

 

De là démarre une boucle d’environ 2 kms. L’exploration à pied demande un minimum d’attention pour regarder où l’on pose les pieds lorsque l’on crapahute sur les “sentiers” très rocailleux, sinon c’est la chute et/ou l’entorse assurée… Et puis surtout il faut éviter de piétiner les tas d’iguanes marins noirs et rouges qui s’amoncellent partout pour prendre le soleil !!!

embouteillage monstre au départ du sentier d’exploration !!! Impossible de passer, il a fallu faire un détour et marcher avec précaution dans les buissons pour pouvoir les contourner.

non vraiment, c’est ignoble ! Surréaliste…
quand ils sont presque entièrement rouges, ça signifie que leur sang s’est suffisamment chauffé au soleil, et qu’ils peuvent retourner brouter les algues au fond de l’eau.
 

Comme la topographie de l’île est plutôt plate mais légèrement inclinée, les côtes sont très différentes. Ainsi, durant la balade, on passe de plages de sable blanc bordées de rochers ou de plages de galets d’un côté, à des falaises abruptes dangereuses de l’autre, après avoir traversé de vastes étendues arides à la végétation très particulière.

 

 

 

 

Du haut des falaises, un phénomène naturel est à découvrir, de préférence lors de la marée haute pour que ce soit vraiment spectaculaire : le “trou souffleur”. De l’eau de mer s’engouffre dans les failles rocheuses lorsque les vagues s’y fracassent, puis elle en ressort en geyser vertical pouvant atteindre plus de 20 mètres de haut.

 

 

Tout au long de la randonnée, outre les iguanes marins, on peut croiser des serpents des Galápagos, des scolopendres énormes, des lézards des laves, les incontournables crabes écarlates, et les lions de mer qui, lorsqu’ils ne piquent pas un roupillon sur la plage, accueillent les visiteurs en escortant leur zodiac dans l’eau.

 

 

On peut également observer des fous masqués, des fous à pattes bleues, plusieurs espèces de pinsons, des mouettes à queue d’aronde, des buses, des merles moqueurs, des huîtriers, des hérons des laves, des tourterelles ou encore des phaétons à bec rouge.


fou masqué
fous masqués
 

 

 

otarie à fourrure
mouette à queue d’aronde
 
 
 
 
 
 
 
 
 
phaéton à bec rouge
 
 
 
 
 
phaéton à bec rouge
 
 
 
 
 
 
 
phaéton à bec rouge
 

fou à pattes bleues

pélican des Galápagos
pélican venant de pêcher, la poche sous son bec est pleine

serpent des Galápagos
serpent non venimeux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
lézard des laves
 
redoutable scolopendre

moqueur de Galápagos
tourterelles
l’otarie de gauche tète sa maman à droite : le bruit que ça faisait était impressionnant ! Les otaries sont allaitées jusqu’à leur 3 ans.

 

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SAN CRISTOBAL

Première île visitée par Charles DARWIN lors de son voyage sur le Beagle, San Cristobal est le centre administratif de tout l’archipel, avec la capitale provinciale Puerto Baquerizo Moreno située au Sud-Ouest de l’île.

La seule source d’eau potable de tous les Galápagos, la laguna el junco, un lac alimenté par les eaux de pluie, se trouve ici sur les hauteurs au Sud de l’île, dans un petit cratère à l’intérieur d’une grande caldeira de volcan.

Le débarquement se fait à sec directement au port.
Avant même d’accoster, des panneaux accueillent les visiteurs d’un orgueilleux

“Bienvenue à San Cristobal / Galápagos, 
la capitale du paradis”

S’il est vrai que les Galápagos sont un véritable paradis animalier (mais pour combien de temps encore ?…) où l’émerveillement ne lâche pas le voyageur, ce n’est pas à Puerto Baquerizo Moreno que j’ai atteint le nirvana ! Je n’ai guère trouvé d’attrait ni d’intérêt particulier à ce petit village de pêcheurs coloré, si ce n’est la présence insolite de nombreuses otaries vivant en harmonie avec l’espèce Humaine. Les lions de mer squattent les trottoirs, les bancs publics, les pontons, pour y assouvir leur passion : la sieste !

 

 

 

rue principale…

 

Si le charme n’a pas opéré ici, c’est sans doute aussi parce qu’on n’y a fait que deux visites beaucoup plus “conventionnelles” (pas de dépaysement ni d’émerveillement au programme). Néanmoins, elles sont à faire :

– le Centre d’interprétation est un incontournable pour tout comprendre de l’archipel des Galápagos. Des expositions interactives y sont proposées et fournissent des informations sur l’histoire, la géologie, les écosystèmes, la faune, la flore, bref toute la biodiversité des îles.
 
– la Galapaguera de Cerro Colorado où l’on peut observer les fameuses tortues géantes des Galápagos y (sur)vivant en semi-liberté. Un programme de reproduction y est mené pour sauvegarder les quelques espèces existantes. On a pu y voir la tortue “George le solitaire” avant qu’elle ne meure en juin 2012 ; elle était la dernière, son espèce s’est éteinte avec elle…
Les tortues endémiques sont l’emblème de l’archipel qui porte d’ailleurs leur nom, “Galápagos” signifiant “tortues” en espagnol.

 

 

 

 

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Si un jour vous prévoyez de voyager en Équateur, alors surtout offrez-vous une parenthèse aux Galápagos, c’est EXTRAORDINAIRE là-bas, vous ne le regretterez pas ! 

Émerveillement garanti !!!

 

4 Comments on “Les Galápagos ?? : émerveillement ? garanti ! ?

  1. Ah ça c'est sûr que je m'en souviendrai !!! Mes 40 ans sont passées crème ?? !!!

    Au Pérou il y a les îles Ballestas qui sont surnommées les "petites Galapagos". J'y suis allée en mai dernier et je peux dire que c'est loin d'être aussi fabuleux ! Les Galapagos c'est vraiment un endroit unique, incomparable et sans équivalent sur terre. Chaque île est différente, c'est un truc de dingue.
    Bon par contre, pas super adapté à votre mode de voyage car très encadré… Mais il y a quand même quelques possibilités de faire des compromis pour l'hébergement quand on ne fait pas l'exploration en bateau. Si votre budget vous le permet un jour, faites vous ce magnifique cadeau, vous ne le regretterez pas !!!

  2. Ah oui, ça a l'air d'être quelque chose !! Il y a trois ans, on a vu de beaux oiseaux à Isla de la Plata, une île surnommée "les Galapagos du pauvre" (les fous à pieds bleus et ceux à l'énorme gorge rouge qui les laisse bloqués la tête en l'air). Mais là en plus des animaux, les paysages sont superbes… Ça doit être bien impressionnant cette ambiance de bout du monde. Tu t'en souviendras de tes 40 ans ! 🙂

  3. ça vaut vraiment le coup d'y aller, alors n'hésite pas, avant qu'il ne soit trop tard et que l'accès soit interdit… Je n'ai vu qu'une infime partie des richesses des Galápagos, et pouvoir y retourner pour compléter l'exploration, ne me dérangerait pas du tout !

  4. Merci pour cet article passionnant, qui tord le coup à quelques mythes, mais qui continue de faire rêver malgré tout ! les animaux que tu as vus sont démentiels… j'en rêve !

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