Les GalĂĄpagos đŸ‡Ș🇹 : Ă©merveillement đŸ€© garanti ! 😍

 
 

Il existe sur Terre quelques lieux mythiques nimbĂ©s de mystĂšres qui enflamment l’imaginaire.
Des lieux dont la renommĂ©e n’est plus Ă  faire mais que l’on ne sait pas localiser prĂ©cisĂ©ment sur un globe.
Des lieux qui semblent inaccessibles au commun des mortels.
Des lieux qui évoquent un petit goût de paradis perdu au bout du monde.
Des lieux si uniques qu’il est difficile de s’imaginer Ă  quoi ils peuvent bien ressembler en vrai.

L’archipel des GALÁPAGOS est un endroit comme ça…


Un endroit dont la richesse et la diversitĂ© de sa faune (terrestre et marine) et de sa flore (parcimonieuse) sont si extraordinaires qu’il a Ă©tĂ© classĂ© au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un endroit essentiellement peuplĂ© d’animaux et d’oiseaux tellement singuliers qu’ils sont Ă  l’origine de la thĂ©orie de l’Ă©volution des espĂšces de Darwin.
Un endroit oĂč l’ĂȘtre humain n’est pas perçu comme un prĂ©dateur par les animaux, Ă  tel point qu’ils n’en ont absolument pas peur et se laissent ainsi approcher d’extrĂȘmement prĂšs sans aucun problĂšme !
Un endroit oĂč le peu de vĂ©gĂ©tation et les paysages volcaniques, aux contrastes de couleurs parfois saisissants, sont si particuliers qu’on pourrait se croire sur une autre planĂšte.
Un endroit oĂč la nature brute, primitive peut ĂȘtre d’une telle dĂ©solation ou d’une telle beautĂ© qu’on en reste bouche bĂ©e.
Un endroit d’une telle splendeur qu’il est surnommĂ©, Ă  juste titre, les Ăźles enchantĂ©es

Si on m’avait dit qu’un jour j’irai aux GalĂĄpagos, Ă  plus de 10000 kms de chez moi, je n’y aurais pas cru une seconde. Et j’aurais eu tort… Car j’ai eu la chance de voir un lieu hors du commun, l’un des plus incroyables endroits sur Terre. Ce n’Ă©tait que pour quelques jours seulement et sur quelques Ăźles Ă  peine, mais c’Ă©tait tellement intense que je ne pourrai jamais oublier cette destination oĂč l’Ă©merveillement est garanti !

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE

L’archipel des GalĂĄpagos est une province de l’Équateur (le pays) se situant Ă  un millier de kms Ă  l’Ouest des cĂŽtes Ă©quatoriennes, Ă  cheval sur l’Ă©quateur (la latitude) dans l’ocĂ©an Pacifique.

Il est devenu ensuite un Parc National, complĂ©tĂ© plus tard par une vaste RĂ©serve Marine couvrant 133000 kmÂČ d’ocĂ©an et de fonds marins.
Sa superficie terrestre globale est d’environ 8000 kmÂČ, les terres Ă©mergĂ©es se rĂ©partissant en prĂšs d’une vingtaine d’Ăźles (plus ou moins grandes), une quarantaine d’Ăźlots ainsi que d’innombrables rĂ©cifs et rochers (qui ne portent parfois mĂȘme pas de nom).

La population locale compte un peu plus de 25200 personnes (source : recensement 2015) vivant sur seulement quatre des ßles :  
– San Cristobal avec la capitale provinciale Puerto Baquerizo Moreno,
– Santa Cruz la plus peuplĂ©e, centre nĂ©vralgique des activitĂ©s Ă©conomiques et touristiques,
– Isabela la plus grande des Ăźles,
Floreana la moins peuplée.

L’aĂ©roport principal, porte d’entrĂ©e aux GalĂĄpagos (via Quito ou Guyaquil en Équateur), se partage avec les embarcadĂšres et le dock portuaire la petite Ăźle Baltra. Il existe un autre aĂ©roport Ă  cĂŽtĂ© de la “capitale”.

Une fois sur place, tous les dĂ©placements entre les Ăźles s’effectuent par voie maritime. Les bateaux mouillent au large, puis il faut embarquer dans un canot type zodiac pour pouvoir atteindre la terre ferme. Suivant les conditions de l’Ăźle, les dĂ©barquements sont alors mouillĂ©s (on saute dans l’eau -plutĂŽt fraĂźche- pour atteindre la plage Ă  pied) ou secs sur un petit ponton amĂ©nagĂ© ou carrĂ©ment sur les rochers.

Il est bon de savoir que l’on ne se dĂ©place ni seul ni au grĂ© de ses envies sur et vers les Ăźles inhabitĂ©es ! Dans ce sanctuaire fragile (de plus en plus difficile) Ă  protĂ©ger, et surtout de plus en plus victime de son succĂšs, tout y est trĂšs rĂ©glementĂ©, (hyper bien) organisĂ©, surveillĂ©, contrĂŽlĂ©, minutĂ©, contingentĂ©, soumis Ă  restriction… Et c’est tant mieux ! Inutile donc d’envisager ce long, lointain et onĂ©reux voyage si on ne supporte pas de se plier aux rĂšgles strictes et autres consignes drastiques en vigueur en suivant une discipline trĂšs “militaire”. Mieux vaut ĂȘtre prĂ©venu…

DES ÎLES UNIQUES DÉFIANT LES LOIS DE LA NATURE…

Plusieurs facteurs font des GalĂĄpagos une rĂ©gion unique en son genre, vĂ©ritable laboratoire de l’Ă©volution du vivant, un Ă©comusĂ©e Ă  ciel ouvert perdu au milieu du Pacifique.

Tout d’abord, ces Ăźles “jeunes” n’ont aucun lien gĂ©ologique avec le continent amĂ©ricain. D’origine purement ocĂ©aniques, elles sont en rĂ©alitĂ© les sommets d’une chaĂźne de volcans sous-marins, dont certains encore actifs.
L’archipel dĂ©rive par ailleurs sur ce qu’on appelle un point chaud issu de la convergence de trois plaques tectoniques ocĂ©aniques : la Nazca, la Cocos et la Pacifique.  
Autant dire que l’ambiance volcanique ne manque pas lĂ -bas !

Ensuite, le plateau sous-marin de l’archipel, situĂ© entre 350 et 900 m sous la surface de l’eau, et entourĂ© d’abysses dĂ©passant les 3000 m de profondeur, se trouve Ă  la confluence de grands flux ocĂ©aniques. Ainsi les courants froids de Humboldt et de Cromwell y rencontrent le courant chaud de Panama, de quoi crĂ©er un vĂ©ritable bouillon nourricier. Rajoutez Ă  cela l’influence des imprĂ©visibles phĂ©nomĂšnes climatiques El Niño et La Niña et vous obtenez l’un des plus riches Ă©cosystĂšmes marins du monde.

Par ailleurs, on pourrait s’attendre Ă  dĂ©couvrir des paysages tropicaux luxuriants et paradisiaques tels qu’ils en existent communĂ©ment sous ces latitudes. Mais il n’en est absolument rien ! Et c’est la faute Ă  la mĂ©tĂ©o…
Leur situation gĂ©ographique gĂ©nĂšre un climat “Ă©quatorial aride” atypique trĂšs particulier avec deux saisons : une saison chaude et Ă  peine pluvieuse (mais nĂ©anmoins la plus ensoleillĂ©e) de dĂ©cembre Ă  mai, et la “garĂča” une saison plus fraĂźche et sĂšche (et pourtant nuageuse et brumeuse) de juin Ă  novembre. Pour ce qui est de la baignade, c’est possible Ă  certains endroits, mais autant dire qu’il ne faut pas ĂȘtre frileux !

Enfin, ces Ăźles volcaniques jaillies des eaux Ă©taient vierges de toute forme de vie Ă  leur origine. Et pourtant une faune et une flore y sont apparues et s’y sont dĂ©veloppĂ©es par le plus grand des mystĂšres. Celles qui ont rĂ©ussi Ă  survivre dans ce milieu hostile isolĂ© s’y sont adaptĂ©es au point d’en devenir endĂ©miques par le plus grand des miracles !
Les scientifiques pensent qu’avant la colonisation humaine, la vie n’a pu apparaĂźtre aux GalĂĄpagos que de trois façons : organismes vivants emportĂ©s par les vents,  flottant sur des morceaux de bois Ă  la dĂ©rive, ou transportĂ©s par des oiseaux.
Ensuite, il a fallu y survivre. La sĂ©lection naturelle a ainsi fait son Ɠuvre. Certaines espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales ont pu/su s’adapter, et chose encore plus Ă©tonnante, elles y ont Ă©voluĂ© diffĂ©remment sur chaque Ăźle hĂŽte.
Ce phĂ©nomĂšne extraordinaire a Ă©tĂ© constatĂ© et Ă©tudiĂ© par Charles Darwin en 1835. Il en a Ă©laborĂ© sa cĂ©lĂšbre thĂ©orie de l’Ă©volution dans son ouvrage “L’origine des espĂšces par la sĂ©lection naturelle” paru quelques annĂ©es plus tard.

DU MYTHE À LA RÉALITÉ…

Dans l’imaginaire collectif, l’archipel des GalĂĄpagos est un lieu mythique au goĂ»t de paradis perdu. Mais la rĂ©alitĂ© est toute autre ! Il ne faut pas s’attendre Ă  dĂ©barquer sur des Ăźles tropicales aux eaux chaudes, aux plages de sable blanc et Ă  la vĂ©gĂ©tation luxuriante… Bien au contraire, ces bouts de terres dĂ©solĂ©es sont inhospitaliĂšres.
En effet, il n’y a pratiquement pas d’eau douce et la terre n’y est pas fertile. Dans de telles conditions, la vie humaine est difficile. Et pourtant elle s’y est implantĂ©e et y vit (pour et) grĂące au tourisme.

97% des Ăźles constituent le Parc National. Seuls les 3% restant sont consacrĂ©s aux activitĂ©s Ă©conomiques et touristiques, donc “publics” et libres d’accĂšs. Autrement dit, le voyageur qui s’imagine pouvoir dĂ©couvrir toutes les merveilles des GalĂĄpagos en autonomie et Ă  son rythme se met le doigt dans l’Ɠil…
Visiter les diffĂ©rentes Ăźles du Parc sans ĂȘtre accompagnĂ© par un Guide naturaliste agrĂ©Ă© est impossible.
Par ailleurs, dans un souci de protection de cet Ă©cosystĂšme fragilisĂ© par l’afflux touristique (dont le nombre annuel est limitĂ©), seules quelques Ăźles et certaines zones bien dĂ©limitĂ©es sont ouvertes aux petits groupes de visiteurs. Des sentiers balisĂ©s ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s la plupart du temps, et gare Ă  ceux qui s’amuseraient Ă  sortir du parcours ou Ă  ne pas suivre le groupe !
Enfin, les visites se font en journée et sont limitées dans le temps.

… ET POURTANT S’ÉMERVEILLER SUR CES ÎLES ENCHANTÉES…

Jamais on n’avait envisagĂ© spontanĂ©ment aller aux GalĂĄpagos un jour. Mais lorsque l’on s’est dĂ©cidĂ© Ă  faire notre voyage en Équateur, on s’est dit qu’aprĂšs tout c’Ă©tait l’occasion idĂ©ale. Et on a bien eu raison de faire cette extension avant de rentrer.
On a fait une croisiĂšre de quelques jours Ă  bord du GalĂĄpagos Legend, et c’Ă©tait top ! (pour les personnes concernĂ©es, prĂ©voir de quoi soulager le mal des transports pour plusieurs jours… c’Ă©tait ma premiĂšre croisiĂšre et le mal de mer ne m’a pas quittĂ©e…)

Notre bateau : 90 passagers et 70 personnes pour l’Ă©quipage au petit soin.
 
Notre circuit a été le suivant : Seymour Norte / Santa Cruz Ouest / Floreana / Española / San Cristobal / Santa Cruz Nord (voir itinéraire en orange sur la carte ci-dessous).
 

La Cabine que nous avons eue était spacieuse et agréable. Les repas étaient copieux et variés. Le personnel naviguant était impeccable.

 

 

 

 

Les journĂ©es d’excursions Ă©taient optimisĂ©es, bien remplies et extrĂȘmement organisĂ©es. Pour les sorties snorkeling, tout le matĂ©riel (dont les combi, nĂ©cessaires dans ces eaux pas trĂšs chaudes) Ă©tait disponible sur le bateau.
La discipline quasi militaire imposĂ©e Ă  tous pouvait surprendre au premier abord. Mais on s’est vite rendu compte que la logistique Ă©tait redoutablement efficace, ce qui a permis Ă  tout le monde de pouvoir profiter au maximum et de vraiment voir beaucoup de choses.
Le seul point nĂ©gatif Ă  nos yeux de touristes pas fortiches en langues : lors de notre croisiĂšre, les visites ne se faisaient qu’en espagnol ou en anglais car on Ă©tait moins de 10 personnes francophones Ă  bord, seuil Ă  partir duquel un guide parlant français embarque sur le bateau. Alors autant dire que c’Ă©tait franchement la galĂšre, en plus d’ĂȘtre frustrant, de passer ses journĂ©es Ă  essayer de comprendre le vocabulaire spĂ©cifique pour les explications scientifiques pleines de noms d’animaux et de plantes…

Il n’en reste pas moins que la dĂ©couverte des GalĂĄpagos a Ă©tĂ© pour moi un enchantement qui restera gravĂ© Ă  jamais. La diversitĂ© de chaque Ăźle visitĂ©e est stupĂ©fiante.
Alors qu’Ă  la base je n’Ă©tais pas spĂ©cialement attirĂ©e par la vie de la faune sauvage (autant ĂȘtre honnĂȘte), contre toute attente je me suis surprise Ă  ĂȘtre Ă©merveillĂ©e telle une enfant face Ă  des animaux et des oiseaux pas farouches qui se laissaient approcher de trĂšs prĂšs sans aucun problĂšme.

Les deux Ăźles qui m’ont le plus Ă©poustouflĂ©e avec leur faune abondante sont SEYMOUR NORTE et ESPAÑOLA.
Les trois Ăźles oĂč les paysages et la Nature m’ont le plus coupĂ© le souffle sont SANTA CRUZ, ESPAÑOLA et FLOREANA.

Voici en images ce qu’on peut dĂ©couvrir et rencontrer sur chaque Ăźle visitĂ©e…

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BALTRA
 
Baltra est l’Ăźle oĂč l’on atterrit puis oĂč l’on est transfĂ©rĂ© vers les embarcadĂšres.

DĂšs l’approche aĂ©rienne, on prend conscience que les GalĂĄpagos ont des paysages qui sortent de l’ordinaire : sauvages et dĂ©serts !

 

juste une langue de sable blanc et des rochers volcaniques…

L’aĂ©roport des GalĂĄpagos, c’est Ă  vivre !!! On hallucine dĂšs les pieds sur le tarmac… Le dĂ©paysement cueille le voyageur dĂšs sa sortie de l’avion.

 

Une fois toutes les formalitĂ©s drastiques d’entrĂ©e sur le Parc National passĂ©es, une navette nous transfĂšre Ă  l’embarcadĂšre oĂč nous attendent les zodiacs chargĂ©s de nous emmener au bateau. LĂ , un charmant comitĂ© d’accueil animalier est prĂ©sent ! PremiĂšre stupĂ©faction gĂ©nĂ©rale : les animaux n’ont absolument pas peur de l’Homme… Bienvenue au paradis des animaux.

les otaries sont quelque peu envahissantes 😌 !!! Il y en a partout, et elles monopolisent tout !
premiĂšre virĂ©e en zodiac : on apprend le rituel que l’on va refaire 4 fois par jour ! Une rigueur militaire un peu contraignante au dĂ©but, mais finalement trĂšs efficace et surtout indispensable pour ne pas perdre de temps avec la logistique !
 
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SEYMOUR NORTE
PremiĂšre Ăźle visitĂ©e, premier rendez-vous avec la nature sauvage et j’ai Ă©tĂ© instantanĂ©ment subjuguĂ©e et Ă©merveillĂ©e.
Je ne pensais pas qu’on s’approcherait d’aussi prĂšs des animaux et des oiseaux, ni qu’on en verrait autant et aussi facilement d’ailleurs. J’Ă©tais Ă  mille lieues de m’imaginer que ça pouvait me faire autant d’effet ! C’Ă©tait incroyable.
J’ai alors compris que j’allais revenir avec des souvenirs indĂ©lĂ©biles, impĂ©rissables, gravĂ©s Ă  jamais…

Seymour Norte est une Ăźle basse et sans relief oĂč le dĂ©barquement se fait Ă  sec, en prenant soin toutefois d’enjamber les lions de mer (=otaries) qui monopolisent le chemin d’accĂšs et peuplent toute l’Ăźle, et en Ă©vitant d’Ă©craser les crabes rouges Ă©carlates qui pullulent absolument partout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un sentier rocailleux d’un peu plus de 2 kms traverse l’Ăźle et longe la cĂŽte rocheuse.
L’Ăźle abrite la plus grande colonie de frĂ©gates des GalĂĄpagos. D’autres colonies d’oiseaux vivent lĂ , comme par exemple des magnifiques fous Ă  pattes bleues qui nichent Ă  mĂȘme le sol un peu partout (les pattes ne deviennent bleues turquoise qu’Ă  l’Ăąge adulte), des mouettes Ă  queue d’aronde, des pĂ©licans, des tourterelles, des parulines (=fauvettes jaunes).

couple de fous Ă  pattes bleues
fou à pattes bleues nourrissant son oisillon caché sous son aile

 

 

poussin de fou Ă  pattes bleues et sa maman
fou Ă  pattes bleues

 

 

 

 

 

 

instant magique…
poussin frégate dans son nid
 
 
 
 
 
 
 
 
 
frégates mùles
 
 
frégate mùle en pleine période des amours ! et ça se voit !!!
 

 

 

 

frégate femelle

 
 
 
 
 
 
frégates mùles en plein concours de séduction !

Mouette Ă  queue d’aronde
Mouette Ă  queue d’aronde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parade amoureuse de tourterelles des GalĂĄpagos
paruline
paruline

 

 

 

 

 

 

 

pélican

 

Sur les rivages et les rochers, on croise les emblĂ©matiques (et affreux) iguanes marins (sosies de Godzilla…) qui n’existent qu’aux GalĂĄpagos ! Ils passent leur temps Ă  se rĂ©chauffer au soleil lorsqu’ils ne sont pas en train de brouter des algues au fond de la mer. Chose qui nous a Ă©tonnĂ©s : ceux qu’on a vus sont beaucoup plus petits que ce qu’on s’imaginait en regardant les reportages. Peut-ĂȘtre des bĂ©bĂ©s ? En fait, ceux vivant sur Seymour Norte font partie des plus petits de l’espĂšce, mesurant tout au plus une cinquantaine de centimĂštres, queue comprise.

iguane marin (bébé ?)

 

 

 

 

 

 

une manucure s’impose !
GodZilla, sors de ce corps !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils se partagent le territoire avec leurs cousins les iguanes terrestres, aussi laids mais beaucoup plus colorés, et beaucoup plus gros ! Ils sont inoffensifs et herbivores.

Coucou beauté fatale !

 

 

 

 

 

 

 

 
A cĂŽtĂ© de ces molosses, les petits lĂ©zards des laves ne font pas le poids…

 

 

 

 

 
Il y a Ă©videmment des insectes (parfois bien pĂ©nibles…) et des araignĂ©es.

Et puis bien sûr, les otaries à fourrure et les lions de mers sont nombreux. Il y avait plein de bébés trop mignons. Activité préférée de ces bestioles : dormir !

 

 

Ă©niĂšme moment magique !!!

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SANTA CRUZ

Île la plus peuplĂ©e, deuxiĂšme plus grande de l’archipel, elle en est le centre Ă©conomique. L’activitĂ© touristique y est importante, surtout grĂące Ă  la prĂ©sence de la Station scientifique Charles Darwin  prĂšs de la petite ville Puerto Ayora au Sud. Le SiĂšge des Bureaux du Parc National se trouve Ă©galement lĂ .

 

Nous avons visité deux sites sur Santa Cruz : La Colline du Dragon (Dragon Hill) au Nord-Ouest et la Pointe Carrion (Carrion Point) au Nord.

La Colline du Dragon.

DĂ©barquement Ă  sec, Ă  cĂŽtĂ© d’une plage qui m’a laissĂ©e sans voix. C’est l’un des endroits visitĂ©s oĂč les paysages m’ont le plus subjuguĂ©e Les contrastes de couleurs Ă©taient Ă  couper le souffle. Un gros regret de ne pas avoir du matĂ©riel photographique suffisamment pro pour neutraliser la trop grande luminositĂ© ambiante qui rĂ©gnait et qui affadit toutes les couleurs… Le rendu image est un peu “dĂ©cevant”, car c’Ă©tait absolument merveilleux lĂ -bas.

A peine remis de l’Ă©motion visuelle dĂšs le dĂ©barquement, nous avons assistĂ© Ă  un moment sensationnel. Les fous Ă  pattes bleues sont ces oiseaux qui plongent tous ensemble en torpille pour pĂȘcher. C’est trĂšs impressionnant Ă  voir en vrai, surtout quand on se retrouve au milieu !!! DĂšs qu’ils ressortent avec le bec plein, les frĂ©gates arrivent et les attaquent pour leur voler leurs poissons… car les frĂ©gates ne savent pas pĂȘcher (plumage incompatible avec l’eau).

Le site de Dragon Hill est rĂ©putĂ© ĂȘtre redevenu le territoire privilĂ©giĂ© des iguanes terrestres dĂ©cimĂ©s pendant longtemps par les chĂšvres, chats et autres chiens (“importĂ©s” par les humains) devenus sauvages. Il est vrai que ces reptiles hideux ne manquent lĂ -bas, avec leurs cousins les iguanes marins (variĂ©tĂ© plus grosse que sur Seymour Norte), mais il n’y a pas que ça Ă  voir.
Avec les incontournables et envahissants crabes rouges (qui ne deviennent rouges qu’Ă  l’Ăąge adulte, avant ça, ils sont noirs), on peut y observer des pĂ©licans, des otaries facĂ©tieuses faisant leur aquagym aux cĂŽtĂ©s d’iguanes marins revenant de leur festin sous-marin.

otarie
non non, ce n’est pas le monstre du LochNess qui Ă©tait en vacances aux GalĂĄpagos !!! Ce n’est qu’un iguane marin qui barbote

Monsieur PĂ©lican attend son heure…
…pour prendre son majestueux envol !

bĂ©bĂ© crabe qui deviendra rouge Ă  l’Ăąge adulte
 
iguane terrestre, bien gros !
iguane terrestre, absolument ignoble !

 

 

 

Depuis la plage de l’embarcadĂšre, un sentier traversant une “forĂȘt” aride de grands cactus, d’arbres odorants Palo Santo et de diverses plantes grasses, rejoint des lagunes dont la particularitĂ© est l’extrĂȘme salinitĂ© de leur eau, bien plus salĂ©e que l’ocĂ©an.
On peut parfois y observer des flamants rose, mais il n’y en avait pas lors de notre passage.
On trouve aussi les fameux pinsons de Darwin (espĂšce endĂ©mique diffĂ©rente sur chaque Ăźle de l’archipel), des grands hĂ©rons bleus, des sauterelles, des oiseaux moqueurs des GalĂĄpagos.
Le sentier se poursuit vers la Colline du Dragon (lieu de nidification des iguanes terrestres), au milieu d’une vĂ©gĂ©tation changeante vraiment trĂšs particuliĂšre, plutĂŽt indescriptible, mais toujours avec des couleurs contrastĂ©es presque irrĂ©elles.
Bref, j’ai adorĂ© cette randonnĂ©e au milieu de cette Nature fĂ©Ă©rique.

pinson de Darwin
grand héron bleu

 

 

 

oiseau moqueur des GalĂĄpagos
cette bestiole est vraiment hideuse ! Heureusement qu’elle est inoffensive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

iguane marin traversant la lagune
iguane marin se réchauffant sur les rochers au bord de la lagune

 

fleur de coton des GalĂĄpagos : variĂ©tĂ© n’existant que sur cette Ăźle-lĂ 

 

 

 

 

“ĂȘtre au bout du monde”… c’est un peu ce qu’on a ressenti lĂ -bas !

 

 

 

terre rouge et aride : pas d’eau douce sur ces Ăźles, la vie est un vĂ©ritable mystĂšre (miracle ?) !

Pointe Carrion.

Aucun dĂ©barquement possible ici. SituĂ©e Ă  l’entrĂ©e du canal d’Itabaca, cette zone aux eaux turquoise est un endroit magique, idĂ©al pour pratiquer la plongĂ©e et le snorkeling.
De nombreuses otaries rejoignent les plongeurs en herbe qui s’Ă©merveillent dans cet aquarium naturel. Les requins Ă  pointe blanche y sont nombreux mais parfaitement inoffensifs. Une multitude de poissons de toute sorte vit lĂ . On peut y voir aussi des raies et des tortues marines.

Je n’ai pas participĂ© Ă  cette sortie aquatique, contrairement Ă  PhilĂ©as qui a fait du snorkeling (avec combi) dans ces eaux trĂšs fraĂźches. Dire qu’il en est revenu enchantĂ© et Ă©merveillĂ© est un euphĂ©misme !

aquarium naturel

 

 

 

 

 

requin Ă  point blanche : sensation garantie !
otarie facétieuse

 

 

 

 

 

 

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FLOREANA

Floreana est l’une des Ăźles les plus au Sud de l’archipel des GalĂĄpagos. C’est aussi celle qui a Ă©tĂ© colonisĂ©e en premier au dĂ©but du XIXĂšme siĂšcle. De nos jours, seul le village de Puerto Velasco Ibarra (sur la cĂŽte Ouest) est habitĂ© par Ă  peine plus d’une centaine de personnes.

Cette ßle est reconnue pour sa végétation endémique comme la fleur de la passion et le palétuvier à fleurs.

Nous y avons seulement visité la Pointe Cormoran (Cormorant Point).

 

 

Pour atteindre le site, le zodiac passe non loin de la Corona del Diablo (Couronne du Diable), un ancien cĂŽne volcanique Ă©rodĂ© par les vagues. Le rĂ©cif corallien qui s’y est dĂ©veloppĂ© est l’un des lieux les plus rĂ©putĂ©s pour le snorkeling et la plongĂ©e. D’importantes colonies d’oiseaux marins nichent lĂ  Ă©galement.

 

 

 

 

 

 

ArrivĂ©s Ă  la Pointe Cormoran, le dĂ©barquement mouillĂ© se fait sur la fameuse plage de sable vert. La raison de cette couleur singuliĂšre est la prĂ©sence de cristaux d’olivine dans la pierre volcanique. Pour ĂȘtre tout-Ă -fait honnĂȘte, il faut vraiment le savoir car ça ne saute pas spontanĂ©ment aux yeux Ă  priori ! Une fois qu’on le sait, on parvient effectivement Ă  distinguer les nuances, les reflets…

En arrivant vers la plage, on dĂ©couvre qu’il y a Ă©normĂ©ment d’otaries ici ! Les lions de mer sont joueurs, mais ils sont avant tout les champions de la sieste…
Le snorkeling se pratique le long des rochers.

 

imperturbables…
il y avait des tortues de mer aussi

 

 

Ce site se caractĂ©rise par la prĂ©sence, au-delĂ  de la plage bordĂ©e de palĂ©tuviers, d’une immense lagune peuplĂ©e par une grande et rĂ©putĂ©e colonie de flamants rose des GalĂĄpagos endĂ©miques. Pas de bol pour nous, toute cette colonie Ă©tait partie en vacances manifestement, on n’en a pas vu la moindre plume d’un !
Le sentier continue aprĂšs cette lagune (sans flamant ce jour-lĂ  donc…) et rejoint une autre plage de l’autre cĂŽtĂ© de la Pointe Cormoran. Celle-ci est trĂšs diffĂ©rente : plus sauvage, battue par les vagues, faite de sable de coraux blancs. Des tortues de mer vertes viennent y pondre. On peut observer Ă©galement des raies, des crabes rouges, des grands hĂ©rons bleus, des hĂ©rons des GalĂĄpagos, des Parulines, des lĂ©zards des laves, de nombreux oiseaux migrateurs du littoral.

lézard des laves : seule la femelle a cette tùche rouge.
héron des Galåpagos
le crabe rouge est un cannibale ! Il dĂ©vore ses congĂ©nĂšres…
grand héron bleu

on ne le prĂ©sente plus…

 

 

Ă  fond avec 2 de tension…
paruline s’apprĂȘtant Ă  faire sa toilette…
bloubloubloublou
paruline propre comme un sou neuf !


voilĂ  ce qu’on aurait dĂ» voir dans cette lagune… source photo : http://lasislasdelmundo.blogspot.fr/2014/10/floreana.html
lagune peuplĂ©e de flamants rose (normalement…)

 

Leocarpus pinnatifidus : espĂšce de marguerite endĂ©mique Ă  l’Ăźle Floreana

 

 

 
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ESPAÑOLA  😍 💟

Española est une petite Ăźle isolĂ©e se situant au Sud-Est de l’archipel.
Elle fait partie des plus anciennes Ăźles des GalĂĄpagos (les gĂ©ologues estiment son Ăąge Ă  prĂšs de 4 millions d’annĂ©es), mais aussi des plus plates et des moins Ă©mergĂ©es. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un bloc de champs de lave solidifiĂ©e d’une soixantaine de kmÂČ poussĂ© Ă  la surface de l’ocĂ©an par l’intense activitĂ© volcanique sous-marine (qui, de nos jours, n’existe plus depuis longtemps de ce cĂŽtĂ© de l’archipel).

Española a Ă©tĂ© mon plus gros coup de cƓur, tant au niveau de la beautĂ© du site qu’au niveau de la faune foisonnante richissime !
Les paysages sont d’une beautĂ© sauvage Ă©poustouflante, avec toujours ces contrastes stupĂ©fiants de couleurs entre le sable blanc, les galets anthracites, les rochers volcaniques noirs, le vert de la vĂ©gĂ©tation et des algues, le bleu turquoise de la mer.

Les animaux et les oiseaux pullulent sur cette Ăźle tellement isolĂ©e que la concentration d’espĂšces endĂ©miques bat des records.

D’importantes colonies d’oiseaux marins y nichent. La plus rĂ©putĂ©e est celle des albatros ondulĂ©s. Ils sont rares, n’habitent que sur española, et sont observables en nombre (en couple roucoulant ou couvant) surtout entre mai et dĂ©cembre, pĂ©riode pendant laquelle presque tous les autres albatros de la planĂšte se retrouvent ici pour se reproduire.

Les albatros sont des oiseaux majestueux avec leur long bec jaune, leur tĂȘte blanche, leur corps brun et leurs pattes d’un bleu pĂąle grisĂątre. Leur espĂ©rance de vie est de 30/40 ans. Ils sont aussi trĂšs gros : leur envergure peut atteindre 2,5 m et ils peuvent peser jusqu’Ă  4 kg. Leur gabarit les handicape quelque peu lorsqu’il s’agit de s’envoler… Ils sont patauds pour se dĂ©placer jusqu’Ă  leur “piste de dĂ©collage/atterrissage” d’oĂč ils se mettent Ă  “courir” ailes dĂ©ployĂ©es pour prendre le vent et s’Ă©lancer du haut des falaises. Ils planent plus qu’ils ne volent, Ă  grande vitesse, ce qui leur pose des problĂšmes lors des atterrissages souvent “sportifs” s’apparentant plus Ă  des cascades…

Les albatros sont monogames et chaque couple formĂ©, c’est pour la vie ! La parade amoureuse vaut vraiment le dĂ©tour. Les amoureux marchent l’un vers l’autre en se dandinant, levant les pattes et balançant exagĂ©rĂ©ment leur tĂȘte d’un cĂŽtĂ© et de l’autre. Les retrouvailles faites, le ballet nuptial peut commencer. Les becs se touchent, se cognent bruyamment, font des cercles l’un autour de l’autre, on dirait qu’ils s’embrassent. Ils se caressent le plumage en poussant des cris sonores. Toujours face Ă  face, les becs claquent sĂšchement dans l’air. Les caquĂštements se font de plus en plus intenses et rythment la chorĂ©graphie qui se dĂ©roule sous nos yeux Ă©bahis. L’un des deux (la femelle je suppose) finit par se poser au sol cou et tĂȘte tendus vers son partenaire qui crie de plus belle, comme s’il hurle son dĂ©sir ardant ! La parade se rĂ©pĂšte inlassablement et dure plusieurs jours avant le passage Ă  l’acte.
On a eu la chance inouĂŻe d’assister Ă  ce spectacle incroyable, notamment la scĂšne du flirt et des prĂ©liminaires, mais pas celle de la conclusion de l’affaire 😁…
 

retrouvailles avant parade nuptiale sonore !!!
ils s’embrassent bruyamment

 

 

il lui crie son désir
atelier couvaison !

 

 

La femelle ne pond qu’un seul Ɠuf par an dans un creux Ă  mĂȘme le sol, cette espĂšce ne faisant pas de nid. La couvaison est assurĂ©e Ă  tour de rĂŽle par le mĂąle et la femelle. Les petits ont un duvet laineux beige.

Sur Española, nous avons visitĂ© le site de la Pointe Suarez (Suarez Point). Le dĂ©barquement s’y fait Ă  sec dĂ©sormais, sur une plage prĂšs d’un petit phare jaune.

 

De lĂ  dĂ©marre une boucle d’environ 2 kms. L’exploration Ă  pied demande un minimum d’attention pour regarder oĂč l’on pose les pieds lorsque l’on crapahute sur les “sentiers” trĂšs rocailleux, sinon c’est la chute et/ou l’entorse assurĂ©e… Et puis surtout il faut Ă©viter de piĂ©tiner les tas d’iguanes marins noirs et rouges qui s’amoncellent partout pour prendre le soleil !!!

embouteillage monstre au dĂ©part du sentier d’exploration !!! Impossible de passer, il a fallu faire un dĂ©tour et marcher avec prĂ©caution dans les buissons pour pouvoir les contourner.

non vraiment, c’est ignoble ! SurrĂ©aliste…
quand ils sont presque entiĂšrement rouges, ça signifie que leur sang s’est suffisamment chauffĂ© au soleil, et qu’ils peuvent retourner brouter les algues au fond de l’eau.
 

Comme la topographie de l’Ăźle est plutĂŽt plate mais lĂ©gĂšrement inclinĂ©e, les cĂŽtes sont trĂšs diffĂ©rentes. Ainsi, durant la balade, on passe de plages de sable blanc bordĂ©es de rochers ou de plages de galets d’un cĂŽtĂ©, Ă  des falaises abruptes dangereuses de l’autre, aprĂšs avoir traversĂ© de vastes Ă©tendues arides Ă  la vĂ©gĂ©tation trĂšs particuliĂšre.

 

 

 

 

Du haut des falaises, un phĂ©nomĂšne naturel est Ă  dĂ©couvrir, de prĂ©fĂ©rence lors de la marĂ©e haute pour que ce soit vraiment spectaculaire : le “trou souffleur”. De l’eau de mer s’engouffre dans les failles rocheuses lorsque les vagues s’y fracassent, puis elle en ressort en geyser vertical pouvant atteindre plus de 20 mĂštres de haut.

 

 

Tout au long de la randonnĂ©e, outre les iguanes marins, on peut croiser des serpents des GalĂĄpagos, des scolopendres Ă©normes, des lĂ©zards des laves, les incontournables crabes Ă©carlates, et les lions de mer qui, lorsqu’ils ne piquent pas un roupillon sur la plage, accueillent les visiteurs en escortant leur zodiac dans l’eau.

 

 

On peut Ă©galement observer des fous masquĂ©s, des fous Ă  pattes bleues, plusieurs espĂšces de pinsons, des mouettes Ă  queue d’aronde, des buses, des merles moqueurs, des huĂźtriers, des hĂ©rons des laves, des tourterelles ou encore des phaĂ©tons Ă  bec rouge.


fou masqué
fous masqués
 

 

 

otarie Ă  fourrure
mouette Ă  queue d’aronde
 
 
 
 
 
 
 
 
 
phaéton à bec rouge
 
 
 
 
 
phaéton à bec rouge
 
 
 
 
 
 
 
phaéton à bec rouge
 

fou Ă  pattes bleues

pélican des Galåpagos
pĂ©lican venant de pĂȘcher, la poche sous son bec est pleine

serpent des GalĂĄpagos
serpent non venimeux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
lézard des laves
 
redoutable scolopendre

moqueur de GalĂĄpagos
tourterelles
l’otarie de gauche tĂšte sa maman Ă  droite : le bruit que ça faisait Ă©tait impressionnant ! Les otaries sont allaitĂ©es jusqu’Ă  leur 3 ans.

 

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SAN CRISTOBAL

PremiĂšre Ăźle visitĂ©e par Charles DARWIN lors de son voyage sur le Beagle, San Cristobal est le centre administratif de tout l’archipel, avec la capitale provinciale Puerto Baquerizo Moreno situĂ©e au Sud-Ouest de l’Ăźle.

La seule source d’eau potable de tous les GalĂĄpagos, la laguna el junco, un lac alimentĂ© par les eaux de pluie, se trouve ici sur les hauteurs au Sud de l’Ăźle, dans un petit cratĂšre Ă  l’intĂ©rieur d’une grande caldeira de volcan.

Le débarquement se fait à sec directement au port.
Avant mĂȘme d’accoster, des panneaux accueillent les visiteurs d’un orgueilleux

“Bienvenue Ă  San Cristobal / GalĂĄpagos, 
la capitale du paradis”

S’il est vrai que les GalĂĄpagos sont un vĂ©ritable paradis animalier (mais pour combien de temps encore ?…) oĂč l’Ă©merveillement ne lĂąche pas le voyageur, ce n’est pas Ă  Puerto Baquerizo Moreno que j’ai atteint le nirvana ! Je n’ai guĂšre trouvĂ© d’attrait ni d’intĂ©rĂȘt particulier Ă  ce petit village de pĂȘcheurs colorĂ©, si ce n’est la prĂ©sence insolite de nombreuses otaries vivant en harmonie avec l’espĂšce Humaine. Les lions de mer squattent les trottoirs, les bancs publics, les pontons, pour y assouvir leur passion : la sieste !

 

 

 

rue principale…

 

Si le charme n’a pas opĂ©rĂ© ici, c’est sans doute aussi parce qu’on n’y a fait que deux visites beaucoup plus “conventionnelles” (pas de dĂ©paysement ni d’Ă©merveillement au programme). NĂ©anmoins, elles sont Ă  faire :

– le Centre d’interprĂ©tation est un incontournable pour tout comprendre de l’archipel des GalĂĄpagos. Des expositions interactives y sont proposĂ©es et fournissent des informations sur l’histoire, la gĂ©ologie, les Ă©cosystĂšmes, la faune, la flore, bref toute la biodiversitĂ© des Ăźles.
 
– la Galapaguera de Cerro Colorado oĂč l’on peut observer les fameuses tortues gĂ©antes des GalĂĄpagos y (sur)vivant en semi-libertĂ©. Un programme de reproduction y est menĂ© pour sauvegarder les quelques espĂšces existantes. On a pu y voir la tortue “George le solitaire” avant qu’elle ne meure en juin 2012 ; elle Ă©tait la derniĂšre, son espĂšce s’est Ă©teinte avec elle…
Les tortues endĂ©miques sont l’emblĂšme de l’archipel qui porte d’ailleurs leur nom, “GalĂĄpagos” signifiant “tortues” en espagnol.

 

 

 

 

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Si un jour vous prĂ©voyez de voyager en Équateur, alors surtout offrez-vous une parenthĂšse aux GalĂĄpagos, c’est EXTRAORDINAIRE lĂ -bas, vous ne le regretterez pas ! 

Émerveillement garanti !!!

 

4 Comments on “Les GalĂĄpagos đŸ‡Ș🇹 : Ă©merveillement đŸ€© garanti ! 😍

  1. Ah ça c'est sĂ»r que je m'en souviendrai !!! Mes 40 ans sont passĂ©es crĂšme 😂😂 !!!

    Au PĂ©rou il y a les Ăźles Ballestas qui sont surnommĂ©es les "petites Galapagos". J'y suis allĂ©e en mai dernier et je peux dire que c'est loin d'ĂȘtre aussi fabuleux ! Les Galapagos c'est vraiment un endroit unique, incomparable et sans Ă©quivalent sur terre. Chaque Ăźle est diffĂ©rente, c'est un truc de dingue.
    Bon par contre, pas super adaptĂ© Ă  votre mode de voyage car trĂšs encadrĂ©… Mais il y a quand mĂȘme quelques possibilitĂ©s de faire des compromis pour l'hĂ©bergement quand on ne fait pas l'exploration en bateau. Si votre budget vous le permet un jour, faites vous ce magnifique cadeau, vous ne le regretterez pas !!!

  2. Ah oui, ça a l'air d'ĂȘtre quelque chose !! Il y a trois ans, on a vu de beaux oiseaux Ă  Isla de la Plata, une Ăźle surnommĂ©e "les Galapagos du pauvre" (les fous Ă  pieds bleus et ceux Ă  l'Ă©norme gorge rouge qui les laisse bloquĂ©s la tĂȘte en l'air). Mais lĂ  en plus des animaux, les paysages sont superbes… Ça doit ĂȘtre bien impressionnant cette ambiance de bout du monde. Tu t'en souviendras de tes 40 ans ! 🙂

  3. ça vaut vraiment le coup d'y aller, alors n'hĂ©site pas, avant qu'il ne soit trop tard et que l'accĂšs soit interdit… Je n'ai vu qu'une infime partie des richesses des GalĂĄpagos, et pouvoir y retourner pour complĂ©ter l'exploration, ne me dĂ©rangerait pas du tout !

  4. Merci pour cet article passionnant, qui tord le coup Ă  quelques mythes, mais qui continue de faire rĂȘver malgrĂ© tout ! les animaux que tu as vus sont dĂ©mentiels… j'en rĂȘve !

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