Am(e)sterdam (suite et fin) đŸšČ đŸŒ· 🚬🌿 🔞 đŸ‡łđŸ‡±

 

 
 
 
Cette deuxiĂšme soirĂ©e Ă  Amsterdam s’est terminĂ©e sur une note nettement plus positive pour moi. De quoi me rebooster pour la journĂ©e suivante qui m’attend : PhilĂ©as a (encore) dĂ©gotĂ© une activitĂ© aux antipodes de celles que j’aime habituellement. Oui, il est comme ça PhilĂ©as, il aime me pousser dans mes retranchements, hors de ma zone de confort (je l’aime beaucoup trop ma zone de confort), histoire de dĂ©passer mes limites, me prouvant ainsi que je suis capable de bien plus de choses que ce que je crois. Sans compter que sa technique est infaillible pour garder des souvenirs impĂ©rissables de nos escapades et de nos voyages (et qu’accessoirement, plus je suis en mode “je galĂšre/je rĂąle”, et plus ça me fait de choses Ă  raconter avec humour et (auto)dĂ©rision…).
 
 
⊕⊗⊕⊗⊕⊗⊕⊗
 
 
 

Jour 2 | Sortir de ma zone de confort…

 
La notion de “zone de confort” est trĂšs subjective. Les limites de ma zone de confort ne sont pas tout-Ă -fait les mĂȘmes que celles de PhilĂ©as. Mes limites sont… comment dire… limitĂ©es (comme son nom l’indique) ! Ce qui ne m’empĂȘche pas de les dĂ©passer rĂ©guliĂšrement grĂące Ă  mon cher et tendre donc.
 
 
PhilĂ©as a prĂ©vu une visite guidĂ©e d’Amsterdam en français (ça, j’aime bien)et Ă  vĂ©lo (ça par contre, je DÉTESTE ! Les selles de vĂ©los et mon arriĂšre-train ne sont pas du tout copains… Je dois ĂȘtre mal foutue, je ne sais pas, mais Ă  chaque fois que je fais du vĂ©lo, je termine toujours avec des douleurs trĂšs… disons… ciblĂ©es, du style “escalope meurtrie et tumĂ©fiĂ©e”…). AU SECOURS 😅 !!!
 
Le rendez-vous est bookĂ© pour le matin. Sauf que de l’imprĂ©vu se rajoute Ă  l’improvisation. Le guide francophone a un empĂȘchement de derniĂšre minute qui l’oblige Ă  dĂ©caler la virĂ©e un peu plus tard dans la journĂ©e. Qu’Ă  cela ne tienne, on revoit nos plans du jour (ce n’est pas trop dur quand on n’a rien de vraiment prĂ©vu) et on profite que le soleil soit revenu pour reprendre notre exploration urbaine.
 
Amsterdam, ce n’est pas Venise (qui, elle, est construite sur une multitude d’Ăźles, sans aucune route dans la citĂ©, les seules façons d’y circuler Ă©tant Ă  pied ou en bateau. Il n’y a ni voitures, ni bus, ni tramways, ni mĂ©tros), mais en revanche, c’est vraiment une histoire d’eau avec tous ses canaux creusĂ©s !
 

De l’eau, des fleurs, et toujours ces constructions en briques rouges et ses maisons Ă©troites.

 
 
La visite guidĂ©e a Ă©tĂ© repoussĂ©e vers l’heure du dĂ©jeuner.
 
Avant ça, comme je n’ai nullement l’intention de faire un coup d’hypoglycĂ©mie pendant la “chevauchĂ©e sauvage”, je cherche de quoi caler ma fringale avant d’enfourcher le terrible engin. Et lĂ , dans une rue, je dĂ©couvre avec effroi des boutiques remplies de distributeurs automatiques de junkfood ! Quelle horreur ! C’est bondĂ© lĂ -dedans en plus. Comment peut-on manger ça ?
 
Je ne peux surpasser mon dĂ©goĂ»t et refuse de tenter une telle expĂ©rience de l’extrĂȘme (cette limite-lĂ , je ne la franchirai pas). Je jette plutĂŽt mon dĂ©volu sur une copieuse part de “appletaart” qui m’a fait de l’Ɠil dans un salon de thĂ©. Et comme j’ai bien fait ! Elle Ă©tait absolument dĂ©licieuse, gĂ©nĂ©reusement garnie de pommes parfumĂ©es Ă  la cannelle (et aussi bourrĂ©e de sucre et de gras), de quoi largement refaire le plein d’Ă©nergie.
 
 
On a ensuite rejoint le point de rendez-vous du petit groupe de francophones inscrits avec nous, dont une famille de quĂ©bĂ©cois nous disputant le prix de l’accent le plus prononcĂ© (on est du Sud, et on assume le soleil et les cigales sortant de nos bouches quand on s’exprime).
Notre guide se prĂ©nomme Olaf (“grosse baffe”… petit clin d’Ɠil Ă  ceux qui ont la rĂ©fĂ©rence chez AstĂ©rix et ObĂ©lix), il est hollandais et parle bien français (il a vĂ©cu un temps sur la CĂŽte d’Azur), il est jeune et charmant, ce qui ne gĂąche rien.
Il commence par nous donner toutes les informations nĂ©cessaires et les consignes de sĂ©curitĂ© pour circuler pendant le tour. C’est ainsi qu’on a appris que les vĂ©los hollandais n’ont pas de freins. Pour freiner, il faut rĂ©tropĂ©daler. #FinDuSuspenseInsoutenable
Heureusement qu’on nous a fourni des vĂ©los “normaux”, sinon le supplice aurait Ă©tĂ© encore plus grand pour moi… J’Ă©tais pendue Ă  mes freins et Ă  ma sonnette pendant toute la virĂ©e (attraction burlesque du jour bonjour) tellement j’Ă©tais tĂ©tanisĂ©e de peur par le trafic infernal, les croisements, le respect des prioritĂ©s sur les voies cyclables, les autres cyclistes dans tous les sens, les piĂ©tons (qui hĂ©sitent mais) qui traversent (quand mĂȘme) juste devant la roue (super agrĂ©able quand il faut freiner juste au moment oĂč on a pris de l’Ă©lan, et qu’ensuite il faut pĂ©daler comme un Ăąne pour essayer de grimper la cĂŽte), les montĂ©es et les descentes des innombrables ponts enjambant les canaux sur lesquels tu ne peux pas te permettre de prendre de l’Ă©lan et rouler Ă  toute berzingue (mes quadriceps et mes mollets m’ont offert un festival de courbatures pendant plusieurs jours).
Non, vraiment, j’ai subi (oui, je sais, je suis un boulet !).
 
La visite a durĂ© plus de 2h30 (de souffrance pour mon popotin) sous un soleil radieux (on s’est mĂȘme chopĂ©s un coup de soleil !). Heureusement, il y avait des arrĂȘts frĂ©quents pendant lesquels Olaf nous racontait passionnĂ©ment sa ville (ça me permettait aussi de souffler et de dĂ©tendre mes poings serrĂ©s et mes bras contractĂ©s Ă  la limite de la crampe), l’occasion de rĂ©soudre quelques “mystĂšres” et rĂ©pondre aux questions que je me posais depuis notre arrivĂ©e.
Comme par exemple les maisons (qui, Ă  l’origine, Ă©taient des entrepĂŽts de stockage des riches marchands du “SiĂšcle d’Or”), construites toute de travers (l’impression que les façades penchĂ©es vers l’avant vont s’effondrer sous nos yeux est omniprĂ©sente) en briques de terre cuite locale (il a bien fallu faire quelque chose de la terre accumulĂ©e lors du creusement des canaux). Si elles font 7 mĂštres de large sur 30 mĂštres de long, ce serait pour des questions d’Ă©conomies de taxes calculĂ©es jadis sur la surface bĂątie donnant sur la rue. La “perte” de superficie est compensĂ©e par la construction sur plusieurs niveaux.
Avec une largeur si Ă©triquĂ©e, l’agencement intĂ©rieur comporte toujours des portes, des escaliers et des couloirs tellement Ă©troits qu’il est impossible d’y passer des meubles, des marchandises ou toute autre chose volumineuse.
Comment aménager les lieux alors ?
Et bien par l’extĂ©rieur grĂące aux larges fenĂȘtres percĂ©es et au crochet prĂ©sent au bout d’une potence en haut de chaque pignon. Tout est montĂ© par une corde et une poulie. Et si les façades sont volontairement penchĂ©es, c’est justement pour faciliter le passage par les fenĂȘtres en limitant ainsi les dĂ©gĂąts provoquĂ©s par le balancement des charges hissĂ©es avec la corde, systĂšme encore plus pertinent les jours de tempĂȘtes.
Dans la citĂ© lacustre du Nord, tout est construit sur des pilotis plantĂ©s trĂšs profondĂ©ment dans le sol, la faute Ă  la terre beaucoup trop molle et humide pour pouvoir y couler des fondations “classiques”. Cela n’empĂȘche cependant pas la ville de s’enfoncer dans le sol. Les pilotis modernes sont en bĂ©ton.
Les maisons toutes tordues donnent l’impression (mais n’est-ce vraiment qu’un effet d’optique ? Rien n’est moins sĂ»r.) qu’elles s’appuient les unes sur les autres et que si jamais l’une d’entre elles Ă©taient dĂ©truites, toute la rue s’effondrerait comme un chĂąteau de cartes. Dans les logements, les sols penchent aussi, leurs habitants ont l’habitude de marcher “pas trĂšs droit”. C’est un coup Ă  prendre, mais il paraĂźt que c’est trĂšs dĂ©concertant (et casse-gueule) la premiĂšre fois qu’on s’y dĂ©place.
 
En parlant d’habitations : le manque d’espace en ville pour crĂ©er de nouveaux logements a fait naĂźtre des solutions alternatives telles que les pĂ©niches. Ce n’est pas ce qui manque Ă  Amsterdam, les canaux en sont complĂštement saturĂ©s ! Mais il ne faut pas se leurrer, ces pĂ©niches ne sont pas forcĂ©ment beaucoup plus Ă©conomiques (leur entretien est coĂ»teux et contraignant, un loyer est dĂ» pour la place occupĂ©e, l’assurance est chĂšre et elles sont redevables d’un impĂŽt qui leur est propre). Elles ne voguent plus depuis bien longtemps puisqu’elles sont amarrĂ©es en permanence car reliĂ©es aux rĂ©seaux d’eau et d’Ă©lectricitĂ© de la ville comme les maisons.
 
Plus gĂ©nĂ©ralement, j’ai appris qu‘avant d’ĂȘtre un Royaume, les Pays-Bas ont Ă©tĂ© une RĂ©publique (c’est plutĂŽt l’inverse qui s’est produit ailleurs).
 
J’ai aussi rĂ©ussi Ă  connaĂźtre la diffĂ©rence entre la Hollande et les Pays-Bas (exemple de question plus ou moins saugrenue pertinente que je suis capable de poser lors de visites guidĂ©es). Pays-Bas est le vĂ©ritable nom du pays, il est constituĂ© de douze provinces. Hollande ne correspond qu’Ă  deux de ces provinces, grosso-modo celles oĂč se situent la capitale et les villes les plus importantes.
 
Ah ! J’ai failli oublier l’essentiel… le dĂ©but de l’Histoire locale ! Pourquoi Amsterdam s’appelle Amsterdam ? (Ceux qui savent dĂ©jĂ  peuvent passer directement Ă  la suite).
Au XIIIĂšme siĂšcle, une digue (“dam” en nĂ©erlandais) protĂ©geant de la mer est construite sur le fleuve Amstel au bord duquel est posĂ© un village. La petite bourgade prendra alors le nom (lĂ©gĂšrement dĂ©formĂ© par la prononciation) d’Amsterdam.
Petite info bonus : les habitants d’Amsterdam s’appellent les amstellodamois.
 
Il y aurait plein d’autres choses Ă  raconter, mais le mieux c’est d’aller faire la visite guidĂ©e en vĂ©lo en français avec Olaf (boutique de location de vĂ©los du 110 Spuistraat). Son circuit permet en plus de partir Ă  la dĂ©couverte d’autres quartiers que les traditionnels Centre Historique et Canaux qu’on a dĂ©jĂ  arpentĂ©s plusieurs fois. Finalement, c’est trĂšs complĂ©mentaire, et en plus ça nous a donnĂ© une idĂ©e de virĂ©e (sortant de l’ordinaire pour nous) pour la suite de la journĂ©e.
 
Le retour Ă  la boutique de location de vĂ©lo sonne ma dĂ©livrance. 14h sont largement passĂ©es, on s’inquiĂšte de savoir si on va pouvoir manger assis tranquillement quelque part. Au petit bonheur la chance, on s’est engouffrĂ©s dans une ruelle dĂ©bouchant sur une placette oĂč des gens mangeaient encore attablĂ©s dehors au soleil. Endroit providentiel pour une pause dĂ©jeuner bien mĂ©ritĂ©e avant de repartir avaler les kilomĂštres Ă  pied.
 
 
Sur les conseils appuyĂ©s d’Olaf, on se rend derriĂšre Centraal Station pour embarquer dans un ferry gratuit assurant des rotations 24h/24. En deux temps trois mouvements, nous voilĂ  debout au milieu de cyclistes dans cette navette traversant la riviĂšre IJ, naviguant cheveux aux vents vers le quartier NDSM, site des anciens chantiers navals. (Ce trajet est desservi par la ligne “rouge”.)
 
Un petit quart d’heure plus tard, on dĂ©barque entre un vieux sous-marin russe et un bateau-hĂŽtel, avec des docks, des hangars et des containers (et une montagne de vĂ©los) en toile de fond.
 
Mais que sommes-nous venus faire ici ?
Olaf a vantĂ© l’intĂ©rĂȘt de ce site pour son street-art dissĂ©minĂ© dans un quartier Ă  l’esprit industriel mĂ©ritant le dĂ©tour.
Pour ĂȘtre honnĂȘte, le street-art, ce n’est pas trop notre truc. Mais n’Ă©tant pas rĂ©fractaires pour autant, c’Ă©tait l’occasion d’aller jeter un coup d’Ɠil.
On a marchĂ© au hasard. On est tombĂ© sur un film publicitaire en train de se tourner entre deux gigantesques entrepĂŽts, sur une immense esplanade oĂč trĂŽnait une arche faite de containers. Et il y avait des tags et des graffitis un peu partout en effet.
 
Un message subliminal se cache dans cette Ɠuvre de street art đŸ€”… Je n’ai pas frĂ©quentĂ© les mĂȘmes routes de la vie manifestement 😏 !
Ne connaissant strictement rien au domaine du street-art, et n’ayant ni point de repĂšre ni rĂ©fĂ©rence en la matiĂšre, on n’a pas trop su quoi en penser artistiquement parlant. Ceci dit, c’est Ă  voir, les amateurs du genre apprĂ©cieront sĂ»rement.
On a continuĂ© Ă  explorer cet Ă©trange quartier rĂ©putĂ© branchĂ© et on s’est retrouvĂ©s Ă  visiter le NDSM Loods, un ancien entrepĂŽt de chantier naval rĂ©habilitĂ© en studios d’artistes. Sans savoir ça, j’aurais eu tendance Ă  penser que c’est un immense squat. C’Ă©tait… comment dire… assez “space”…
 
 
 
Le retour vers la ville est aussi simple et rapide que pour l’aller : il suffit d’attendre tranquillement sur le ponton la prochaine navette gratuite ramenant Ă  Centraal Station. Il y en a toutes les quinze minutes en journĂ©e.
 
 
Pour le repas du “soir” (il n’existe pas de mot pour dĂ©signer un vrai repas se situant entre l’heure du goĂ»ter et l’heure du dĂźner si ?), on a renoncĂ© Ă  la cuisine nĂ©erlandaise (puisqu’elle n’existe pas), et comme on n’avait pas du tout envie de tester l’un des nombreux restaurants indonĂ©siens pullulant Ă  chaque coin de rue (j’ai fait une overdose de nasi goreng et autres spĂ©cialitĂ©s Ă  Bali et Ă  Lombok au printemps dernier…), on a eu une envie subite de manger thaĂŻ, pas trop loin de l’hĂŽtel (parce qu’aprĂšs une journĂ©e Ă  marcher non-stop et Ă  faire du vĂ©lo, on n’en peut plus). Nous voilĂ  donc partis Ă  la recherche du graal, sans rĂ©servation, Ă  l’heure courue de l’apĂ©ro… Coup de chance au De Kooning van Siam en plein quartier rouge. On Ă©tait seuls et on s’est rĂ©galĂ©s.
 
 
Ce jour-lĂ , PhilĂ©as m’a fait sortir de ma zone de confort en m’embarquant me casser le fion sur faire du vĂ©lo (contre toute attente, il a reconnu que ces selles Ă©taient particuliĂšrement inconfortables ! J’ai traduit cet aveu par “j’ai mal au cul moi aussi”…) avant d’aller voir des graffitis gribouillĂ©s partout dans un quartier d’anciens docks (admirer du street-art… une activitĂ© tellement improbable pour moi).
MalgrĂ© tout, ce fut une belle journĂ©e. Je me suis couchĂ©e, repue et fourbue, beaucoup moins bĂȘte plus instruite et cultivĂ©e 😬.
 
 
 
 

Jour 3 | Usine Ă  gaz pour foodtrucks, soleil et verdure…

 
Ce matin, on n’est qu’une immense courbature, mais on est encore bĂ©nis des Dieux cĂŽtĂ© mĂ©tĂ©o : il ne pleut pas et le soleil est mĂȘme annoncĂ© pour une bonne partie de la journĂ©e. Ça tombe super bien, notre avion retour ne dĂ©colle que dans la soirĂ©e, alors on a largement le temps de profiter de ce dernier jour d’escapade.
Programme choisi : encore des heures de marche Ă  pied Ă  la recherche de vert et de nature ! Les maisons typiques en briques, c’est vrai que c’est joli mais au bout de deux jours, on commence Ă  saturer on en fait vite le tour. (D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les villes et autres paysages urbains ne sont pas nos lieux de prĂ©dilection, on leur prĂ©fĂšre de trĂšs loin la Nature et les espaces sauvages.)
 
Pour commencer, direction Westerpark au Nord-Ouest d’Amsterdam, loin de l’agitation du centre-ville. On a marchĂ© tranquillement pendant une heure et demie, pauses photos et cafĂ©s comprises, traversant diffĂ©rents quartiers, dont le populaire et branchĂ© Jordaan, avant d’atteindre ce parc.
 
 
En vĂ©ritĂ©, si on est allĂ©s lĂ -bas c’est aussi pour autre chose que le parc.
On aime bien découvrir des trucs insolites aux antipodes de nos habitudes et de nos goûts lors de nos échappées belles.
 
Il se trouve que trĂšs peu de temps avant de dĂ©barquer Ă  Amsterdam, on a appris un peu par hasard l’existence de la Westergasfabriek (un seul mot tout collĂ© pour dire “usine Ă  gaz de l’Ouest”). Rien que le nom nous a intriguĂ©s.
Cette ancienne usine Ă  gaz toute en briques rouges typiques a Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©e en un immense site culturel avec bars, restaurants, cinĂ©ma, scĂšne de spectacle, clubs, halle d’exposition, galeries d’arts.
 
 
 
En s’approchant, aprĂšs avoir croisĂ© des vĂ©los trĂšs personnalisĂ©s, on a Ă©tĂ© attirĂ©s par un regroupement de gens jouant dehors Ă  un sport trĂšs mystĂ©rieux. Ce n’Ă©tait pas du basket-ball, mĂȘme si le but du jeu semblait ĂȘtre de passer la balle Ă  travers le “cerceau” jaune.
 
 
 
 
 
 
Ce qu’on est venu voir ici c’est un Ă©vĂšnement plutĂŽt original qui a titillĂ© notre curiositĂ©, LE rendez-vous des amateurs de cuisines du monde en foodtruck et autres cuisines mobiles.
Il s’agit du Rollende Keukens, un festival se dĂ©roulant chaque annĂ©e pendant cinq jours au mois de mai. Une centaine de participants envahissent alors une vaste aire extĂ©rieure pour y garer leurs baraques Ă  bouffe nomades et proposer de la fastfood gastronomie des quatre coins de la planĂšte. Ils rivalisent d’idĂ©es pour rendre leur stand de dĂ©gustation le plus typique et original possible. On peut ainsi voir un florilĂšge de diffĂ©rents styles, du plus basique au plus improbable…
 
 
 
Pour arroser tout ça, d’immenses stands de biĂšres sont prĂ©sents.
 
On n’est pas restĂ©s manger lĂ  (oui, on est des rebelles). Les stands n’Ă©taient pas encore ouverts et puis de toute façon, tout ce qu’on a observĂ© dans les coulisses ne nous a pas forcĂ©ment mis l’eau Ă  la bouche.
 
On a prĂ©fĂ©rĂ© reprendre notre trek urbain en traversant les quartiers longeant les canaux Nord et les canaux Sud pour arriver jusqu’au quartier des MusĂ©es (qu’on n’a pas visitĂ©s puisque, comme je viens de le dire, on est des rebelles).
 
 
C’est dans ce coin de ville que l’on a trouvĂ© un endroit bondĂ© mais sympa pour se poser et manger tranquillement sur l’eau (alors que l’heure du dĂ©jeuner Ă©tait allĂšgrement dĂ©passĂ©e).
 
AprĂšs cette pause bien mĂ©ritĂ©e (pour nos estomacs, nos jambes et nos pieds), sous le mĂȘme ciel bleu ensoleillĂ© qui nous a accueillis le jour de notre arrivĂ©e, on a terminĂ© notre city trip Ă  Amsterdam en trouvant autre chose Ă  regarder que des maisons en briques qui penchent đŸ˜âœŒïž : le Vondelpark.
Ce poumon vert de la ville est trĂšs bucolique et extrĂȘmement frĂ©quentĂ©, y compris par toutes sortes d’engins roulants qui gĂąchent un peu la balade en toute sĂ©rĂ©nitĂ©…
Le mois de mai ouvre la saison des spectacles en plein air gratuits durant laquelle projections, ballets et concerts sont proposĂ©s jusqu’au mois de septembre. Et ça fait trente ans que c’est comme ça chaque annĂ©e.
 
 
Manque de bol, il n’y avait aucun spectacle dans le crĂ©neau horaire oĂč on a pu rester dans le parc (on devait repartir prendre le train pour l’aĂ©roport en fin de journĂ©e). Mais ça doit ĂȘtre trĂšs chouette Ă  voir.
On s’est contentĂ©s de se balader dans cet immense parc de prĂšs de cinquante hectares pour prendre un bain de foule grand bol de verdure.
 
 
 
C’est ainsi que s’est achevĂ©e notre dĂ©couverte improvisĂ©e de la capitale nĂ©erlandaise.
Je ne m’Ă©tendrai pas sur le retour chaotique dĂ» au retard de l’avion qu’il a fallu carrĂ©ment quitter aprĂšs avoir tous embarquĂ©s, pour retourner attendre (le plus calmement possible) en salle d’embarquement que la compagnie nous “trouve” un avion de remplacement car l’autre avait un problĂšme technique l’empĂȘchant d’assurer le vol en toute sĂ©curitĂ©… (Toujours voir le cĂŽtĂ© positif dans chaque situation : il a mieux valu attendre des plombes plutĂŽt que de s’ĂȘtre scratchĂ©s en plein vol !)
 
 
⊕⊗⊕⊗⊕⊗⊕⊗
 
 
D’Amsterdam, on n’en savait rien et comme cette escapade Ă©tait improvisĂ©e Ă  la derniĂšre minute, on n’avait pas eu le temps de trop regarder avant. Alors une fois sur place, on a simplement suivi notre instinct et Ă©coutĂ© nos envies (ou pas).
Renseignements pris, on s’est rendu compte qu’on a zappĂ© (plus ou moins malgrĂ© nous) pas mal d’incontournables mentionnĂ©s dans les guides, comme par exemple le port, la maison d’Anne Franck, l’Artis Royal Zoo au Plantage, la maison de Rembrandt, les nombreux musĂ©es tels que Van Gogh (parce que c’Ă©tait complet), Rijks, Frans Hals, Stedelijk, maritime, etc.
 
Bref, comme je n’ai pas entiĂšrement sondĂ© l’Am(e)sterdam, je crois qu’il nous faudra revenir le temps d’un week-end pour complĂ©ter la visite, en n’oubliant pas de s’y prĂ©parer un peu Ă  l’avance cette fois !
 
 
 
 
< TOP >

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *